Bilan des données 2017 d'Atmo Nouvelle-Aquitaine

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Bilan
29 juin 2018

Résumé du Bilan des données  2017

Bilan vis-à-vis des normes :

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En matière d’exposition chronique, aucun dépassement de valeur limite n’a été constaté parmi toutes les mesures de la région en 2017. Seuls des objectifs de qualité relatifs à l’ozone et aux particules fines PM2,5 ont été dépassés.
Au niveau de l’exposition aiguë, les concentrations de 4 polluants ont dépassé ponctuellement les seuils réglementaires :

  • Le dioxyde d’azote a connu quelques dépassements du seuil d’information et de recommandations en situation sous influence du trafic, sans nécessairement conduire à des procédures préfectorales (les mesures sous influence trafic sont représentatives d’une situation locale mais ne reflètent pas une exposition globale de la population en situation de fond, c’est pourquoi elles n’entrent pas dans le dispositif d’alerte),

  • Le dioxyde de soufre a connu quelques dépassements du seuil d’information et de recommandations en situation sous influence industrielle (sur la zone industrielle de Lacq), L’ozone a connu quelques dépassements du seuil d’information et de recommandations (sur la métropole bordelaise),

  • Enfin, les particules en suspension PM10 ont connu des dépassements du seuil d’information et de recommandations sur l’ensemble des départements, voire du seuil d’alerte sur certains d’entre eux.

Episodes de pollution :

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En 2017, la Nouvelle-Aquitaine a connu 21 journées où une procédure préfectorale liée à la pollution de l’air a été déclenchée sur au moins un département. Ces procédures ont concerné 3 polluants :

  • Dioxyde de soufre : 5 jours de procédure d’information et de recommandations (toutes au niveau de la zone industrielle de Lacq),

  • Ozone : 2 jours de procédure d’alerte (sur le département de la Gironde),

  • Particules en suspension PM10 : 15 jours de procédure d’information et de recommandation, dont 6 jours avec au moins un département concerné par une procédure d’alerte.

Il faut signaler qu’une journée (le 26 janvier 2017) a été concernée à la fois par une procédure d’information et de recommandations au dioxyde de soufre (zone de Lacq) et par une procédure d’alerte aux particules en suspension (Gironde).

Par ailleurs, aucune procédure liée au dioxyde d’azote n’a été déclenchée en 2017 en Nouvelle-Aquitaine.

Parmi les 21 jours d’épisodes de pollution, la Gironde est le département le plus fréquemment touché avec 14 jours d’épisode sur ce département. A l’inverse, la Corrèze, la Creuse et la Haute-Vienne n’ont connu que 2 épisodes de pollution en 2017.

Evolution pluriannuelle :

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Les concentrations moyennes en polluants présentent des évolutions contrastées depuis une dizaine d’années :

  • Les moyennes annuelles en ozone connaissent une évolution à la hausse (+8% entre 2008 et 2017), assez stable au fil du temps. Même si cette hausse ne s’accompagne pas d’une augmentation significative du nombre d’épisodes de pollution (2 toutefois en 2017), l’évolution de la fréquence de ces épisodes sera surveillée dans les années à venir ;

  • De même, les concentrations en benzo(a)pyrène montrent une tendance à l’augmentation (+8% depuis 2008). Cette évolution est toutefois assez irrégulière : des variations annuelles significatives en fonction de l’influence des conditions climatiques peuvent survenir (ex : hiver rigoureux entraînant une hausse des émissions dues au chauffage, et conditions météorologiques stables favorisant l’accumulation de polluants) ;

  • Les teneurs en benzène et en dioxyde de soufre présentent une légère tendance à la baisse (respectivement -4% et -5% depuis 2008). Pour ces deux polluants, les niveaux moyens mesurés sont historiquement faibles. Dans le cas du dioxyde de soufre, cette diminution n’empêche cependant pas de rencontrer ponctuellement des situations de « pics » autour de certaines zones industrielles ;

  • Enfin, plusieurs polluants (dioxyde d’azote, particules en suspension PM10 et PM2,5) ont connu une baisse significative, comprise entre -17% et -34% depuis 2008. Cette diminution ne doit toutefois pas occulter le fait que des situations de « pics » avec dépassements des seuils réglementaires sont enregistrées tous les ans (particules en suspension) ou ne sont pas encore à exclure (dioxyde d’azote).

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