Actualité
5 décembre 2018
Sensibilisation
Bons gestes

La pollution en hiver augmente, les bons gestes pour s'en prémunir

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L’hiver est une saison propice aux épisodes de pollution aux particules. Ils sont dus principalement à la circulation routière et au chauffage au bois, combinés avec des conditions anticycloniques. Ces épisodes de pollution sont nocifs pour la santé et plus particulièrement pour les personnes fragiles. 

A quoi sont dus les épisodes de pollution ?

La saison hivernale recense en moyenne 90% des pics de pollution. Ils sont essentiellement dus aux particules issues des feux de cheminées. On assiste en effet à un double effet météo. D’un côté il fait froid, les habitants recourent davantage au chauffage, notamment aux feux de cheminées qui sont fortement émetteurs de particules. D’un autre côté, les anticyclones associés à des vents faibles, et l’absence de pluie contribuent à la formation d'un couvercle d'air chaud au-dessus du sol, appelé inversion de température. Il empêche la dispersion des polluants et favorise la stagnation et l'accumulation des polluants.

Les effets des particules sur la santé

Les particules sont particulièrement nocives pour la santé. Elles sont classées depuis octobre 2013 comme agent cancérogène pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer (instance de l’Organisation mondiale de la santé). Elles provoquent à court et long termes des irritations et des problèmes respiratoires et cardiovasculaires chez les personnes sensibles (femmes enceintes, enfants, personnes âgées, personnes atteintes de pathologie cardio-vasculaire ou respiratoire). Le dépôt et la persistance des particules dans l’appareil respiratoire dépendent de leur taille. Plus elles sont fines, plus elles pénètrent profondément dans l’appareil respiratoire. L’exposition à la pollution atmosphérique peut entraîner des effets aigus : augmenter les symptômes allergiques, les crises d’asthme, provoquer une irritation de la gorge, des yeux et du nez, de la toux, une hypersécrétion nasale, de l’essoufflement… Chez des personnes souffrant de pathologies graves, ceci peut conduire à l’hospitalisation ou, dans les cas les plus graves, au décès. Ces effets s’observent à toutes les concentrations, mais les manifestations aiguës les plus graves se limitent aux personnes vulnérables ou sensibles.  

Les bons gestes pour se protéger lors des pics de pollution

  • Eviter les activités physiques et sportives à l'extérieur (jogging, vélos, marche active...) afin d'éviter d'ouvrir vos bronches et de trop vous exposer à la pollution.
  • Eviter de prendre votre voiture : l'habitacle d'un véhicule est l'endroit où l'on respire le plus de particules, (2 X + qu'un piéton en moyenne). Si on est contraint de le faire, il vaut mieux éviter d'ouvrir sa fenêtre.
  • Laver vos yeux et votre nez avec du sérum physiologique.
  • Eviter de fumer pour ne pas cumuler les polluants et aggraver les réactions.
  • Eviter les travaux domestiques car la peinture et les solvants vont aggraver les réactions du corps face à la pollution.
  • Eviter les sorties à l'extérieur avec vos enfants. Evitez de promener les bébés dans les poussettes et d'emmener vos enfants au parc. Les particules fines s'accumulent en effet au sol.
  • Aérer votre habitat plutôt le matin tôt et le soir tard.

Zoom sur le chauffage au bois

Le chauffage au bois c’est bon pour le climat ... 

Le bois de chauffage, c’est bon pour le climat. Le bois est une ressource renouvelable. L’impact du chauffage au bois est donc neutre sur l’effet de serre : le dioxyde de carbone libéré dans l’air lors de sa combustion correspond à celui qui a été absorbé durant la croissance de l’arbre, contrairement aux énergies fossiles, comme le fioul ou le gaz, dont la combustion provoque une augmentation nette de la quantité de CO2 dans l’atmosphère. La substitution des énergies fossiles par le bois contribue directement à la lutte contre le réchauffement climatique.

...mais il est responsable des principaux pics de pollution en hiver 

Les appareils de chauffage au bois (chaudières, inserts, foyers fermés et ouverts, cuisinières…) contribuent pour une large part aux émissions annuelles de Nouvelle-Aquitaine d’Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) à hauteur de 74%, de Benzène pour 90% et de particules fines (2,5) pour 46%. 

La combustion du bois, utilisé dans de mauvaises conditions, est à l’origine d’émissions de polluants qui peuvent en hiver contribuer significativement aux épisodes de pollution atmosphériques. 
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Les bons usages  pour bien se chauffer au bois 

  • Ne pas surcharger le foyer en bois et éviter les buches de grosse section.
  • Utiliser un bois qui est suffisamment sec. On vous explique ici comment bien choisir son bois pour faire un feu de cheminée.
  • Exclure les combustibles de type déchets ou bois traités, qui peuvent émettre en fortes quantités des substances toxiques comme les dioxines.
  • Privilégier les inserts ou les poêles qui fonctionnent avec une porte fermée, contrairement à une cheminée à foyer ouvert.
  • Entretenir l'appareil régulièrement.
  • Recharger le foyer en combustible au bon moment : lorsque les flammes disparaissent au profit de la braise.