Publié le 24 mars 2026
Atmo Nouvelle-Aquitaine a réalisé, pour le compte du SYTTOM 19, une campagne de surveillance de la qualité de l’air autour des unités de valorisation énergétique (UVE) de Saint-Pantaléon-de-Larche et de Rosiers d’Égletons (Corrèze, 19), sur la période d’août à décembre 2025. Cette étude s’inscrit dans la continuité du suivi mis en oeuvre depuis plusieurs années et vise à évaluer l’impact potentiel de ces installations sur leur environnement proche, ainsi que sur la chaîne alimentaire.
La surveillance a porté sur les dioxines et furanes ainsi que sur les métaux lourds, polluants caractéristiques des activités de combustion. Ces composés ont été mesurés dans l’air ambiant et les retombées atmosphériques. Pour les dioxines et furanes, des analyses complémentaires ont été réalisées dans des matrices biologiques (lait de vache, miel et légumes), afin d’apprécier un éventuel transfert vers les milieux biologiques. Le mercure a par ailleurs fait l’objet d’un suivi spécifique dans l’air ambiant et les retombées atmosphériques.
Le dispositif de mesure repose sur des prélèvements réalisés sur plusieurs sites répartis autour des deux UVE sélectionnés en fonction de leur position géographique, de leur distance aux installations et des conditions météorologiques observées au cours de la période d’étude.
À Saint-Pantaléon-de-Larche, le site de prélèvement « Tujac », non reconduit en 2025, a été remplacé par le site « Les Poynes », implanté dans le même secteur géographique, au sein de la crèche Les Poynes, garantissant ainsi la continuité spatiale du suivi.
Les résultats montrent que les concentrations de dioxines et furanes mesurées dans l’air ambiant et les retombées atmosphériques restent globalement faibles, et comparables à celles observées lors des campagnes précédentes. Dans les matrices biologiques, les concentrations mesurées dans le lait de vache et les choux sont inférieures aux recommandations sanitaires européennes et internationales.
Concernant le miel, les concentrations totales exprimées en équivalent toxique sont en dessous du seuil recommandé par la Commission des Communautés Européennes.
Les résultats obtenus doivent être interprétés avec précaution, ceux-ci étant fortement influencés par la méthode de calcul majorante retenue et par les limites de quantification analytiques, susceptibles de conduire à une surestimation des niveaux réels lorsque les congénères ne sont pas détectés.
Les concentrations de métaux lourds réglementés mesurées en air ambiant sont très largement inférieures aux seuils réglementaires applicables. Dans les retombées atmosphériques, les niveaux observés sont globalement du même ordre de grandeur entre les différents sites, avec toutefois des différences locales selon les métaux considérés et la proximité des installations, sans mise en évidence d’une influence marquée des UVE sur les niveaux mesurés.