Bilan de l'impact du confinement et des différentes phases de dé-confinement sur la qualité de l'air en région Nouvelle-Aquitaine

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Bilan de l'impact du confinement sur la qualité de l'air
Etude
Réalisée
Du
17 mars 2020
au
22 septembre 2020

Nouvelle-Aquitaine
Pourquoi cette étude ?
  • Comparaison des concentrations mesurées en NO2, PM10, PM2,5, O3 au niveau des stations de mesure pendant ces différentes phases avec les concentrations généralement mesurées la même période entre 2015 et 2019.

  • Etablissement de cartes de comparaison de la qualité de l'air de Bordeaux Métropole lors de la période de confinement avec les conditions "normales" de vie.

  • Exploitation de données satellites afin de déterminer l'impact du confinement sur les concentrations en aérosol au niveau de la région.

Ce bilan sera publié à l'occasion de la Journée Nationale de la Qualité de l'Air (JNQA) et de la Semaine européenne de la mobilité, entre le 16 et le 22 septembre 2020.

Que peut-on en retenir ?

De manière générale, le confinement a eu un impact positif sur la qualité de l’air en Nouvelle-Aquitaine. Ceci est d’autant plus vrai pour le dioxyde d’azote, essentiellement émis par l’activité humaine et notamment le trafic automobile.

L’impact du confinement sur les particules en suspension (PM10) et les particules fines (PM2,5) est plus ténu. En effet, la baisse des émissions de ces polluants liée à la diminution du trafic routier n’était pas suffisante pour observer une diminution significative des concentrations des particules au niveau des stations de mesure d’Atmo Nouvelle-Aquitaine ou des satellites.

En début de confinement, les fortes concentrations en particules étaient en grande partie liées aux activités agricoles d’épandages, fréquentes à cette année et génératrices de particules. Les particules rejetées par le chauffage au bois ont contribué, en moindre mesure, à l’augmentation de ces niveaux de particules.

En fin de confinement, du fait de la diminution du chauffage urbain, le trafic automobile est devenu la principale source d’émission des particules. La diminution du trafic (liée au confinement), conjuguée à des conditions météorologiques plus clémentes, ont contribué à une diminution des concentrations en particules durant cette période par rapport aux années précédentes.

L’ozone est un polluant secondaire qui résulte majoritairement de la transformation de polluants présents dans l'atmosphère (dioxyde d'azote, composés organiques volatils...), sous l'effet des rayonnements UV du soleil. La baisse des rejets de dioxyde d’azote n’a pas eu d’impact significatif sur les concentrations en ozone. Les composés organiques volatils rejetés dans l’atmosphère malgré le confinement, notamment par la végétation, ainsi que les conditions climatiques favorables à sa formation ont contribué à maintenir des concentrations équivalentes à celles mesurées habituellement en Nouvelle-Aquitaine.

Polluant(s) concerné(s)
Dioxyde d'azote (NO2)
Ozone (O3)
Particules (PM10, PM2,5, PUF...)
Thématiques
Observatoire de la qualité de l’air
Zone(s) concernée(s)
Région Nouvelle-Aquitaine

En savoir plus, contactez :
M
Mathieu Lion