Cogénération bois SDCL / DALKIA - Plan de surveillance de la qualité de l’air - 2019 - Site du Val de l’Aurence, Limoges (87)

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Rapports / Synthèses d'étude
22 avril 2020

Dans le cadre de ses obligations réglementaires de surveillance atmosphérique, l’entreprise SDCL/DALKIA a sollicité Atmo Nouvelle-Aquitaine afin de mettre en oeuvre son plan de surveillance de la qualité de l’air autour du site de cogénération biomasse du Val de l’Aurence à Limoges.

Initiée en 2012 avec la modélisation des retombées de panache autour de la centrale (ETD/2012/12) et une première campagne de mesures réalisée au mois de novembre 2012 (ETD/2012/15), l’évaluation de l’impact de la centrale de cogénération sur la qualité de l’air s’est poursuivie depuis à l’aide de campagnes de mesures réalisées chaque année sur une période identique.

Différentes techniques de mesures ont été utilisées afin de caractériser les concentrations en air ambiant et dans les retombées atmosphériques de différents polluants : dioxines et furannes, métaux, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), dioxyde d’azote (NO2), dioxyde de soufre (SO2), benzène, particules en suspension (PM10).

A ce titre, une nouvelle campagne de mesures a été réalisée en novembre/décembre 2019. L’objectif des mesures est :

  • d’évaluer l’impact des émissions des activités de la centrale biomasse sur son environnement pour l’année 2019,
  • et de suivre l’évolution des concentrations des différents polluants par rapport aux années passées.

Concentrations en dioxines et furannes

Les concentrations mesurées dans l’air ambiant et les retombées atmosphériques en 2019 sont proches de celles mesurées les années précédentes. Elles sont faibles en regard des données de mesures équivalentes réalisées en France autour de sites industriels.

Concentrations en métaux lourds dans les retombées atmosphériques

A titre indicatif, pour les métaux qui possèdent une valeur de référence, les concentrations mesurées dans les retombées sont largement inférieures aux valeurs existantes. Une concentration un peu plus élevée en plomb a été quantifiée cette année sur le site Durkheim.
Par rapport au site de référence « rue des Sapins », les valeurs des deux sites exposés (Madoumier et Durkheim) sont plus élevées en particulier pour le manganèse et le nickel. Pour ces deux métaux, les concentrations sont plus élevées sur le site Durkheim (exposé 40% du temps) que sur le site Madoumier (exposé 7% du temps).

Concentrations en métaux lourds dans l’air ambiant

A titre indicatif, pour les métaux qui possèdent une valeur de référence, les concentrations mesurées dans les retombées sont largement inférieures aux valeurs de référence.
Quel que soit le composé, on observe peu de différence dans les concentrations en 2019 par rapport aux années précédentes.

Concentrations en Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP)

Sur le site Madoumier, le plus proche de la chaufferie, les valeurs les plus élevées correspondent aux prélèvements les plus exposés, traduisant l’impact potentiel de la chaufferie sur les HAP.
A titre indicatif, les concentrations pour le B(a)P, seul HAP réglementé, sont très inférieure à la valeur cible.
** : les concentrations de indeno(1.2.3-cd)pyrène sont en cours de validation, les valeurs consolidées seront données dans le rapport final.

Concentrations en benzène

Les concentrations en benzène mesurées sur les différents sites pendant ces 4 semaines sont soit du même ordre de grandeur soit légèrement supérieures à la concentration mesurée sur la place d’Aine (centre de Limoges, station trafic d’Atmo Nouvelle-Aquitaine). A titre indicatif, les concentrations moyennes sur les 4 semaines de mesures sont inférieures à la valeur limite réglementaire (qui est de 5 μg/m3 en moyenne annuelle) et inférieures à l’objectif de qualité annuel (qui est de 2 μg/m3 en moyenne annuelle). Les concentrations en benzène les plus élevées ont été observées en 2013 sur ces 2 sites de mesures.
Depuis 2014 les concentrations en benzène sont stables.

Concentrations en dioxyde de soufre (SO2)

Les concentrations en SO2 prélevées sur échantillonneurs passifs et mesurées par analyseurs automatiques sont très faibles et proches des valeurs des années précédentes. Elles sont, à titre indicatif, très en dessous des valeurs réglementaires définies à l’échelle annuelle.

Concentrations en dioxyde d’azote (NO2)

Pendant la campagne de mesures, les concentrations en NO2 sont supérieures sur Durkheim par rapport à Madoumier. Les concentrations sur Madoumier sont proches bien qu’un peu inférieures à celles des niveaux de fond urbain mesurés sur la station Berland à Limoges. Les concentrations mesurées sur Madoumier et Durkheim sont en revanche très inférieures aux valeurs de la station trafic Place d’Aine à Limoges.
A titre indicatif, les concentrations moyennes en NO2 sur l’ensemble de la durée de la campagne sont largement inférieures à la valeur limite pour la protection de la santé humaine (qui est de 40 μg/m3 en moyenne annuelle).

Concentrations en particules fines (PM10)

Pendant la campagne de mesures, les concentrations en PM10 sont du même ordre de grandeur entre les sites de la station Madoumier et de Durkheim. Elles sont également du même ordre de grandeur que les niveaux observés sur la station fixe de fond urbain à Limoges et un peu inférieur aux valeurs mesurées en proximité du trafic à Limoges.
A titre indicatif, les concentrations moyennes en PM10 sont inférieures à la valeur limite pour la protection de la santé humaine (qui est de 40 μg/m3 en moyenne annuelle).