Particules ultrafines : étude à l’aéroport de Bordeaux-Mérignac

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Aéroport de Bordeaux Mérignac

Publié le 4 novembre 2026

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Bordeaux Aéroport et Atmo Nouvelle-Aquitaine publient les résultats d’une campagne de mesure de la qualité de l’air menée à l’automne 2025 au sein de la plateforme aéroportuaire. Cette étude exploratoire visait notamment à mieux comprendre l’influence du trafic aérien sur le nombre de particules fines et ultrafines mesurées, et à comparer les résultats avec ceux de l’agglomération bordelaise.

Mieux connaître les particules ultrafines en milieu aéroportuaire

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Menée du 29 août au 3 novembre 2025, cette campagne s’inscrit dans la continuité des études de qualité de l’air conduites par Atmo Nouvelle-Aquitaine autour de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac depuis le début des années 2000.

Une station mobile a été installée à l’intérieur de la plateforme, à environ 400 mètres du seuil de la piste 05/23. Elle a mesuré en continu le nombre de particules de diamètre compris entre 10 nanomètres et 1 micromètre, ainsi que les concentrations en particules PM10 et PM2,5.

Les particules ultrafines (PUF), dont le diamètre est inférieur à 100 nanomètres, font l’objet d’une attention croissante en raison des enjeux sanitaires associés. Leur mesure contribue à améliorer les connaissances sur la qualité de l’air à proximité des infrastructures aéroportuaires.

Quels sont les principaux résultats ?

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Des mesures de particules à comparer avec celles de l’agglomération bordelaise

Sur le site de l’aéroport, le nombre moyen de particules mesurées atteint 18 553 particules par cm³, contre 6 962 à Talence et 6 910 à Poitiers-Augouard, deux sites de fond urbain.

Ces résultats s’inscrivent dans les niveaux observés lors d’autres études menées sous influence aéroportuaire en France.

Des concentrations en PM10 et PM2,5 comparables à celles de l’agglomération

Les concentrations moyennes mesurées sur le site aéroportuaire s’élèvent à :

  • 16,7 µg/m³ pour les PM10, les particules grossières ;
  • 7,0 µg/m³ pour les PM2,5, les particules fines.

Ces niveaux sont du même ordre de grandeur que ceux observés dans les stations urbaines de l’agglomération bordelaise, notamment celles influencées par le trafic routier.

Pour ces deux polluants réglementés, l’influence globale des activités urbaines, comme le trafic routier et le chauffage résidentiel, apparaît prépondérante.

Un lien observé entre les mouvements d’avions et le nombre de particules

Les pics de particules sont associés aux décollages et aux atterrissages sur la piste 23 lorsque les vents soufflent de l’ouest ou du sud-ouest, c’est-à-dire de la piste vers le site de mesure.

À l’inverse, lorsque le vent vient du nord ou qu’aucun avion n’utilise cette piste, aucune augmentation forte n’est observée.

Les mouvements d’avions ne s’accompagnent toutefois pas systématiquement d’une hausse du nombre de particules. Les conditions météorologiques, la stabilité de l’atmosphère et les autres sources de pollution urbaine jouent également un rôle dans les niveaux mesurés.

Une étude exploratoire qui appelle des investigations complémentaires

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Cette campagne constitue une première base de données pour Bordeaux Aéroport sur les particules ultrafines.

Ses résultats doivent être interprétés en tenant compte du périmètre de l’étude : les mesures ont été réalisées sur un seul site et pendant environ deux mois. Elles caractérisent donc la période étudiée et ne peuvent pas être extrapolées à l’ensemble de l’année, ni à l’extérieur de la plateforme aéroportuaire.

Par ailleurs, il n’existe actuellement aucune valeur réglementaire pour le nombre de particules ultrafines. Les résultats sont présentés à titre informatif.

Des études complémentaires, menées sur plusieurs sites à l’intérieur et à l’extérieur de l’aéroport, ainsi qu’un suivi sur une période plus longue, permettraient d’approfondir la compréhension de l’influence du trafic aérien sur le nombre de particules dans l’air.

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Mesures des particules sur l’aéroport de Bordeaux-Mérignac (33) du 29/08/2025 au 03/11/2025

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FAQ – Particules ultrafines à l’aéroport de Bordeaux-Mérignac

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  1. Que sont les particules ultrafines (PUF) ?
    Les particules ultrafines sont des particules en suspension dans l’air dont le diamètre est inférieur à 100 nanomètres. La campagne menée à l’aéroport a mesuré le nombre de particules de diamètre compris entre 10 nanomètres et 1 micromètre : les résultats ne concernent donc pas uniquement les particules ultrafines.

  2. Pourquoi mesurer les particules ultrafines à proximité d’un aéroport ?
    Cette campagne visait notamment à mieux comprendre l’influence du trafic aérien sur le nombre de particules dans l’air et à comparer les mesures réalisées sur la plateforme aéroportuaire avec celles de sites de fond urbain.
     
  3. Quels résultats ont été observés à l’aéroport de Bordeaux-Mérignac ?
    Le nombre moyen de particules mesurées sur le site aéroportuaire atteint 18 553 particules/cm³, contre 6 962 à Talence et 6 910 à Poitiers-Augouard. Les résultats montrent également une association entre certains mouvements d’avions et les hausses du nombre de particules, notamment selon les conditions de vent.
     
  4. Existe-t-il une valeur réglementaire pour les particules ultrafines ?
    Il n’existe actuellement pas de valeur réglementaire portant sur le nombre de particules ultrafines. Les résultats de cette campagne exploratoire doivent également être interprétés en tenant compte de sa durée et de la présence d’un seul site de mesure.