En hiver, certaines conditions météorologiques et l’usage du chauffage au bois peuvent provoquer des pics de pollution. Nous vous expliquons comment ces épisodes se forment, comment ils sont suivis et quels gestes adopter pour limiter l’exposition.
Pourquoi des épisodes de pollution en hiver ?
Les épisodes hivernaux ne ressemblent pas à ceux de l’été, principalement en raison de leur source et des polluants émis. Ils sont souvent liés aux particules (PM10 et PM2.5), parfois accompagnées d’oxydes d’azote (NOX).
2 facteurs dominent :
- le chauffage, en particulier au bois.
- la météo, pouvant bloquer les polluants près du sol.
Ces épisodes surviennent surtout lorsque ces facteurs s’ajoutent à des conditions stables d’air et à des vents faibles, empêchant la dispersion des polluants.
Le rôle du chauffage au bois
Le chauffage au bois est l’une des sources majeures de particules en hiver en Nouvelle-Aquitaine. Il émet :
- des PM10 et PM2,5.
- des oxydes d’azote et composés organiques volatils.
- du monoxyde de carbone et des hydrocarbures aromatiques polycycliques.
En période hivernale, il peut représenter jusqu’à 90% des PM10 mesurées lors d’un épisode combinant météo défavorable et forte demande de chauffage. Les émissions sont plus importantes si l’appareil est ancien ou mal entretenu, ou si le bois est humide ou de mauvaise qualité.
>> Consulter les bonnes pratiques pour se chauffer efficacement
Quand la météo favorise la stagnation
La météo joue un rôle déterminant dans la dispersion ou l’accumulation des polluants :
- Inversions thermiques : l’air froid reste au sol, bloqué par une couche d’air plus chaud au-dessus, empêchant la dispersion verticale des polluants.
- Vent faible et air stable : les polluants stagnent horizontalement et verticalement, surtout sous haute pression.
- Pluie : ces phénomènes dispersent ou “lessivent” les polluants, améliorant temporairement la qualité de l’air.
Ces conditions expliquent pourquoi les épisodes hivernaux peuvent durer plusieurs jours et atteindre des concentrations élevées.
Surveiller, anticiper, agir
Atmo Nouvelle-Aquitaine suit en continu les concentrations de polluants et peut alerter le préfet lorsque les seuils réglementaires sont dépassés. 2 niveaux sont distingués :
- Procédure d’information-recommandations (PIR) : dépassement modéré, ciblant les populations sensibles (enfants, personnes âgées, personnes asthmatiques…).
- Procédure d’alerte (PAL) : dépassement élevé ou durable, avec mesures pouvant toucher l’ensemble de la population (restrictions de circulation, réduction des émissions…).
Ces informations sont relayées via site web, SMS, mails, médias locaux et collectivités, pour protéger les populations et réduire l’exposition.