Surveillance de la qualité de l’air - Unité de Valorisation Énergétique de Poitiers (86) - septembre 2020

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Rapports / Synthèses d'étude
03 juin 2021

L'Unité de Valorisation Énergétique (UVE) de Poitiers (Vienne) mise en service en 1984 et située au Nord-Est de la ville est tenue, par l’arrêté préfectoral 2004-D2/B3-197 du 2 août 2004, de surveiller l’impact de l’installation sur l’environnement. Ce programme concerne au moins les dioxines et les métaux :

Article 30 : Surveillance de l'impact sur l'environnement au voisinage de l'installation
L'exploitant met en place, sous sa responsabilité et à ses frais, un programme de surveillance de l'impact de l'installation sur l'environnement. Ce programme concerne au moins les dioxines et les métaux.
Il prévoit notamment la détermination de la concentration de ces polluants dans l'environnement, selon une fréquence au moins annuelle.
Les mesures sont réalisées en des lieux où l'impact de l'installation est supposé être le plus important.
Les analyses sont réalisées par des laboratoires compétents, français ou étrangers, choisis par l'exploitant.

Atmo Nouvelle-Aquitaine, l’observatoire de surveillance de la qualité de l’air sur la région Nouvelle-Aquitaine, est en charge depuis 2006 de la surveillance de la qualité de l’air aux abords de l’Unité de Valorisation Énergétique (UVE) de Poitiers pour le compte de la Communauté d’Agglomération du Grand Poitiers.

La campagne de 2020 s’inscrit dans la continuité des précédentes avec la surveillance des polluants suivants :

  • Dioxines et furannes chlorées et bromées en air ambiant, dans les retombées atmosphériques, dans les légumes (betteraves), dans le lait de vache et dans les lichens.
  • Métaux lourds dans l’air ambiant.

Pour l’ensemble des matrices, les résultats d’analyses des dioxines et furannes chlorées se situent parmi les valeurs faibles des concentrations généralement mesurées au niveau d’UVE de la région Nouvelle-Aquitaine.

Les résultats de la deuxième année de suivi des dioxines et furannes bromées confirment ceux de 2019. La plupart des congénères ne sont pas détectés au cours des analyses pour l’ensemble des matrices de prélèvements.

En air ambiant, les concentrations mesurées pour les métaux lourds réglementés sont stables depuis plusieurs années et nettement inférieures aux valeurs réglementaires. Les autres métaux ont des concentrations relativement stables depuis 2014.

Le mercure gazeux, qui a fait l’objet d’un prélèvement particulier à l’aide de tubes actifs pour la première fois cette année, présente des concentrations inférieures aux limites de quantification