Publié le 27 mars 2026
Bordeaux Métropole a sollicité Atmo Nouvelle-Aquitaine pour réaliser l’étude des impacts du Fonds Air Bois sur la qualité de l’air.
Les résultats visent à alimenter l’Evaluation Quantitative de l’Impact Sanitaire (EQIS) réalisée par l’Observatoire Régional de la Santé (ORS).
Le Fonds Air Bois (FAB) consiste en une aide financière versée aux résidents de la métropole de Bordeaux afin de financer le remplacement des appareils de chauffage au bois vers des modèles plus récents et plus performants, donc moins émissifs en polluants. Cette mesure vise in fine une amélioration de la qualité de l’air locale.
Trois scénarii ont été évalués à l’horizon 2030 :
- « Fil de l’eau » : évolution des émissions selon les projections nationales, sans FAB
- FAB1 : évolution des émissions avec mise en place du FAB et le remplacement de 5 000 appareils sur la métropole
- FAB2 : évolution des émissions avec mise en place du FAB et le remplacement de 10 000 appareils sur la métropole
Ces trois scénarii s’appliquent au même périmètre géographique, soit les 28 communes qui constituent Bordeaux Métropole.
Dans un premier temps, les émissions annuelles de polluants pour l’horizon 2030 ont été calculées. Les émissions liées au chauffage au bois et leur évolution avec la mise en place du FAB ont été fournies par la société Solagro. Les émissions liées au trafic routier ont été calculées sur la base d’informations sur l’évolution de trafic à horizon 2030 fournies par la métropole de Bordeaux. Enfin, toutes les autres émissions ont été estimées sur la base des évolutions attendues du scénario AME 2023.
Dans un deuxième temps, les concentrations en polluants dans l’air ont été modélisées en prenant en compte :
- Les émissions liées au chauffage au bois
- Les émissions liées au trafic routier
- Les émissions liées aux autres sources de pollution
- Les conditions météorologiques
- La pollution de fond
Une cartographie des concentrations moyennes annuelles en polluants est ainsi obtenue. La mise en place du FAB génèrerait une baisse significative des concentrations en PM10 et PM2,5 sur la métropole, avec des baisses de concentrations moyennes annuelles atteignant respectivement -0,8 et -0,7 μg/m3.