Mesures en air ambiant autour du bassin d’Arcachon (33) - Rapport complet - du 30/06 au 19/08/2020 et du 08/12/20 au 19/01/2021

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Rapports / Synthèses d'étude
03 novembre 2021

Des campagnes de mesures de la qualité de l’air ont déjà été menées par le passé sur le bassin d’Arcachon par Atmo Nouvelle-Aquitaine en 2010-2011, en 2012 et en 2017-2018.
Le SIBA (Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon) a souhaité obtenir des informations supplémentaires sur la part de HAP présente dans le bassin d’Arcachon qui pourrait provenir des retombées atmosphériques.
En complément et pour distinguer, parmi les particules en suspension, la part du chauffage au bois et la part du trafic routier, un aethalomètre a été déployé sur un des sites.

Les principaux résultats obtenus, lors de la présente étude sont les suivants :

Pendant la campagne estivale, les HAP mesurés dans les retombées sont faibles sur tous les sites, à l’exception du Cap Ferret. En effet, des concentrations élevées en phénanthrène, en fluoranthène, en pyrène, en benzo(a)anthracène, en chrysène, en benzo(b)fluoranthène, en benzo(k)fluoranthène, en benzo(j)fluoranthène, en benzo(a)pyrène, en benzo(ghi)pérylène et en indeno(cd)pyrène ont été mesurées sur ce site. Ces concentrations pourraient provenir des émissions du trafic routier, des feux de forêt et/ou des activités nautiques, si elles ont été plus importantes à proximité de ce site que des autres, pendant la période de mesure estivale. Également, une source de combustion à proximité immédiate (par exemple un barbecue, un brasero, un feu de camp, etc.) pourrait avoir apporté des polluants et donc les concentrations mesurées ne seraient pas représentatives à l’échelle de la presqu’île du Cap Ferret. La source de ces polluants n’a pas pu être identifiée.

Pendant la campagne hivernale, les concentrations sont plus élevées, du fait des conditions météorologiques propices à l’accumulation des polluants dans l’air. Les concentrations relevées sur le Cap Ferret pendant la campagne hivernale sont du même ordre de grandeur que les autres sites.

La part des particules issues du chauffage au bois PMwb est plus importante que la part de celles issues de la combustion de fuel fossile PMff, pendant la campagne hivernale. Ceci constitue un schéma hivernal classique puisque le chauffage au bois augmente lorsque les températures sont basses. Les PMff ne semblent pas prépondérantes en période estivale, alors que le trafic est plus important lors de la saison touristique.
Cependant, un grand nombre de données ayant été invalidées pendant la journée, quand le trafic de bateaux et de voitures est plus fort, il est possible que des particules issues du trafic n’aient pas pu être prises en compte.