Impact du chauffage au bois sur les concentrations en particules à La Rochelle (17) - déc 2018 / mars 2019

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Rapports / Synthèses d'étude
23 juillet 2019

À la demande de la CDA de La Rochelle, une étude a été réalisée sur la période hivernale 2018/2019 afin d’évaluer l’impact du chauffage résidentiel au bois sur la qualité de l’air de la ville de La Rochelle. En plus des moyens de mesure réglementaires des PM10 et des PM2,5, un dispositif de mesure a été installé afin de mesurer la contribution de deux sources de combustion : la combustion de la biomasse et la combustion de fuel fossile, dont la principale source est le trafic routier.

Au cours de l’hiver 2018/2019, les concentrations ont respecté les valeurs limites européennes et équivalentes ou légèrement supérieures à celles mesurées quotidiennement par les stations de mesures de fond urbain d’Atmo Nouvelle-Aquitaine implantées dans l’agglomération de La Rochelle et à Poitiers.

Les résultats de Black Carbon, et donc de différenciation des sources de combustion, obtenus à La Rochelle, sur la place de Verdun, ont été confrontés aux résultats de la station Poitiers - Augouard qui est une station de référence « particules » de la région Nouvelle-Aquitaine, dans le but d’étudier la composition chimique des particules. Ceci a permis de mettre en évidence la similitude des sites et des sources locales influençant les concentrations en particules dans l’air. En effet, l’évolution des concentrations en particules issues de la combustion du bois présente un pic caractéristique en soirée, atteignant 9 μg/m3 en moyenne les jours de semaine.

Sur toute la durée de la campagne, c’est-à-dire du 28 novembre 2018 au 3 avril 2019, la combustion de la biomasse issue du chauffage résidentiel au bois, a contribué à 20 % de la masse des PM10 à la Rochelle, avec un maximum lors des mois de janvier et février 2019, atteignant 26 % de la masse des PM10.