Etude par modélisation de la vitesse sur une portion de l’autoroute A20, Limoges (87) - 2021

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Rapports / Synthèses d'étude
03 mai 2022

Dans un objectif de réduction des concentrations en polluants, et conformément aux objectifs du Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) et du Plan de Déplacements Urbains de Limoges Métropole (PDU), la ville de Limoges souhaite étudier l’abaissement de la vitesse maximale de circulation sur une portion de l’autoroute A20, passant à 90 km/h sur l’ensemble de ce tronçon. La portion de 12 km de l’autoroute étudiée s’étend de l’échangeur 28 à l’échangeur 36. L’étude par modélisation permettra d’étudier l’impact
sur la qualité de l’air de l’abaissement de la vitesse. Pour cela plusieurs logiciels de modélisation vont être utilisés. Dans un premier temps le logiciel Circul’air développé par Atmo Grand-Est permettra de calculer les émissions liées au trafic routier. Ces émissions sont calculées à partir des TMJA (Trafic Moyen Journalier Annuel). Les TMJA sur l’A20 ont été communiqués par la Direction Interdépartementale des Routes Centre-Ouest (DIRCO). Le trafic aux abords de cet axe est calculé à partir des données du CITEPA. L’année étudiée est 2019, les confinements (dont un total) de l’année 2020 influent sur la pollution de fond. La pollution de fond est une donnée utilisée par le second logiciel de modélisation ; ADMS Urban 5.

  • ADMS Urban 5 sera utilisé pour modéliser la concentration des polluants à 2 m du sol pour les polluants suivants : NO2, PM10 et PM2,5.

  • 2 scenarii seront présentés : 1 scénario de référence sans modification de vitesse et 1 scénario projet où la vitesse sera abaissée à 90 km/h entre les échangeurs 28 et 36.

  • Des calculs de population exposées à des dépassements de valeurs seuils seront effectués.

L’abaissement de la vitesse à 90 km/h sur l’A20 entre les échangeurs 28 et 36, permet de réduire les concentrations en NO2. En effet, il est possible d’observer jusqu’à 3% de réduction de concentration en moyenne sur une zone tampon de 100 m de part et d’autre de l’axe étudié. Néanmoins, aucune habitation n’est exposée au dépassement de valeur limite, fixée à 40 μg/m3. De même pour les particules, aucune valeur limite n’a été dépassée. Néanmoins les PM2,5 dépassent, sur une zone d’environ 1 km² l’objectif de qualité.
Avant toute modification de vitesse sur l’axe, les PM2,5 impactaient environ 250 personnes respirant au-dessus de l’objectif de qualité annuel fixé à 10 μg/m3. Cela représente environ 36% des habitants de la zone tampon.
La réduction de la vitesse n’a pas permis de baisser cette valeur car les émissions de particules sont principalement issues du secteur résidentiel et tertiaire.
C’est aussi pour cette raison qu’aucune zone de dépassement n’est observée pour les PM10.

La réduction de la vitesse de circulation permet donc de réduire jusqu’à 3% la concentration de NO2 et permettrait à 350 habitants de bénéficier d’une réduction de la concentration de NO2 dans l’air.