Etude de l’impact de la RN10 sur la qualité de l’air d’Angoulême (16) - Modélisation complémentaire

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Rapports / Synthèses d'étude
08 avril 2019

Dans le cadre des problématiques de sécurité routière, de nuisance sonore et de pollution atmosphérique, la Préfecture de la Charente envisage la mise en place d’une diminution de vitesse sur la rocade de contournement de l’agglomération. En effet, la nationale 10 est une voie à fort trafic, très empruntée par les poids lourds, entrainant des plaintes de riverains sur les communes traversées.

Dans le rapport du 2 juillet 2018, les points suivants ont été présentés :

  • Etat initial de la qualité de l’air à proximité de la RN10 à l’aide d’une campagne de mesures, où deux sites de mesure seront contrôlés : sur la commune de Saint Yrieix et sur la commune de La Couronne ;
  • Bilan d’émissions routières ;
  • Modélisation des concentrations des polluants atmosphériques, dioxyde d’azote (NO2) et particules fines (PM10) à l’état initial et après le passage à la limite de vitesse à 90 km/h, afin d’évaluer l’impact de ce changement de limitation de vitesse sur la qualité de l’air le long de la RN10.

Ces premiers résultats ont montré que la diminution de limite de vitesse avait peu d’impact sur les émissions ainsi que sur les concentrations des NO2 et PM10.

Afin de consolider cette étude, la Préfecture de la Charente a fait appel à Atmo Nouvelle-Aquitaine pour modéliser plusieurs scenarii de vitesse.

Les résultats de de ces nouveaux scenarii sont les suivants :

Emissions :
Les différences de vitesse limites pour les véhicules particuliers et poids lourds ont très peu d’influence sur les émissions. Celles-ci diminuent au cours des années suite au changement du parc automobile et à l’augmentation de la proportion de véhicules moins polluants. L’ajout de la limitation de vitesse des poids lourds à 70 km/h fait légèrement augmenter les émissions.

Modélisation :
La comparaison des modélisations de concentrations de polluants atmosphériques (NO2 et PM10) entre les scenarii de vitesse pour chaque année modélisée, montre que le changement de limitation de vitesse n’a aucun impact sur la qualité de l’air au regard des concentrations moyennes annuelles des NO2 et PM10, du fait d’une variation négligeable des émissions routières.