Cogénération bois SDCL / DALKIA - Plan de surveillance de la qualité de l’air - 2018

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Rapports / Synthèses d'étude
19 mars 2019

En novembre/décembre 2018, des mesures de dioxines-furannes, de métaux, de HAP, de NO2, de SO2, de benzène et de PM10 ont été réalisées autour de la centrale de cogénération bois DALKIA / SDCL du Val de l’Aurence (Limoges, Haute-Vienne).

Les principales conclusions de cette étude sont les suivantes :

Dioxines-furannes dans les retombées :

  • Les concentrations en équivalent toxiques sont faibles et du même ordre de grandeur que les années précédentes. Les deux composés les plus toxiques n’ont pas été détectés.

Dioxines-furannes en air ambiant :

  • Les concentrations sur le site de Madoumier sont élevées par rapport au site de Durkheim et par rapport aux années précédents. Cependant, au vu des taux d’exposition, les émissions des activités de la centrale de cogénération ne semblent pas en cause. A ce moment-là des vents forts provenaient exclusivement du Nord-Est.

Métaux dans les retombées :

  • Comme les années précédentes, les espèces majoritaires dans les retombées sont le Cu, le Zn et le Mn. Les concentrations en Cu tendent à augmenter sur l’ensemble des sites, sans lien direct avec les activités de la centrale de cogénération. Les concentrations en Zn tendent à augmenter sur les sites de Madoumier et Durkheim.

Métaux en air ambiant :

  • Comme les années précédentes, les espèces majoritaires dans les retombées sont le Cu, le Zn et le Mn. Les concentrations en Cu tendent à augmenter sur les deux sites de mesures. Au vu des taux d’exposition, cette augmentation ne semble pas liées avec les activités de la centrale de cogénération.

HAP :

  • Les concentrations de l’ensemble des HAP mesurés sont faibles.
  • Sauf lors d’un prélèvement ponctuel du 18 au 22/11/18 à Madoumier. Au vu de la direction du vent, cette augmentation ne semble pas liée avec les activités de la centrale de cogénération. A ce moment-là des vents forts provenaient exclusivement du Nord-Est.

SO2 :

NO2 :

  • Les concentrations en NO2 semblent être principalement influencées par le trafic routier.
  • Par rapport à l’historique de mesures, les concentrations en NO2 sont globalement stables depuis 2013.

PM10 :

  • Les concentrations en PM10 sont faibles et l’évolution des concentrations au cours des 4 semaines des mesures est similaire à celle des stations fixes de Limoges (fond urbain et trafic) dénotant le caractère global de ce polluant.

Benzène :

  • Les concentrations en benzène sont du même ordre de grandeur que celle mesurée sur la place d’Aine (site de proximité automobile).
  • Par rapport à l’historique de mesures, les concentrations en benzène sont globalement stables depuis 2014.