Publié le 11 juin 2026
Depuis 2008, la CEDLM fait l’objet d’une surveillance de la qualité de l’air par Atmo Nouvelle-Aquitaine. Les polluants mesurés dans le cadre de cette surveillance sont les dioxines-furanes et les métaux lourds dans l’air ambiant et les retombées atmosphériques ; ainsi que dans le lait de vache, le miel et les légumes (choux) pour les dioxines-furanes.
Les prélèvements dans l’air ambiant et dans les retombées atmosphériques ont eu lieu du 14/05 au 01/06/2025. Un prélèvement de lait a été réalisé le 11/02/2026, et celui de miel récupéré le 29/09/2025. Des choux ont été plantés et donc exposés entre le 28/10 et le 18/12/2025.
Les principales conclusions de cette étude sont les suivantes :
Les concentrations en dioxines-furanes (17 congénères les plus toxiques) dans l’air ambiant sont globalement faibles, proches de celles mesurées pendant l’arrêt de la CEDLM en 2024 et dans la norme de l’historique des mesures depuis 2008.
Dans les retombées atmosphériques, les concentrations de dioxines-furanes sont également faibles. À titre indicatif, les résultats sont inférieurs à la valeur de référence allemande.
Pour la biosurveillance, les résultats de dioxines-furanes dans le lait de vache, le miel et les choux sont faibles et inférieures aux niveaux d’intervention recommandés par la Commission Européenne.
Les concentrations en 13 métaux dans les retombées atmosphériques sont globalement faibles et du même ordre de grandeur que pendant la période d’arrêt en 2024, suggérant qu’ils proviennent principalement de la pollution de fond. À titre indicatif, les résultats sont inférieurs aux valeurs de référence allemandes et suisses pour ceux qui en possèdent (cadmium, plomb, arsenic et nickel).
Pour les mesures de métaux en air ambiant, elles sont globalement du même ordre de grandeur que celles réalisées hors fonctionnement de l’installation. À titre indicatif, les polluants réglementés (arsenic, cadmium, plomb et nickel) présentent des valeurs inférieures aux seuils réglementaires.
Comme depuis le début de sa mesure en 2020, le mercure gazeux n’a pas été quantifié, il est donc soit absent, soit présent en très faible quantité.
Les concentrations ont pu être un peu plus élevées sur le site « les Cambuses » pour les dioxines furanes et les métaux dans les retombées atmosphériques. Il en est de même pour les résultats du chrome et du plomb dans l’air ambiant sur le site « SEHV ». Il faut noter que ces sites n’ont pas été suffisamment exposés à l’incinérateur pendant les deux périodes de mesure (sous les vents seulement 6% du temps), les prélèvements ne sont donc pas représentatifs de ses rejets.