Bilan des données 2018 de la qualité de l'air en Nouvelle-Aquitaine

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Bilan
05 juin 2019

Résumé du bilan des données 2018 

Bilan vis à vis des seuils

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En matière d’exposition chronique, aucun dépassement de valeur limite n’a été constaté parmi toutes les mesures de la région en 2018 (une valeur limite relative au dioxyde d’azote a toutefois été atteinte, sans être dépassée). Seuls des objectifs de qualité (relatifs aux particules fines PM2,5 et à l’ozone) et des recommandations de l’OMS (relatifs aux particules en suspension PM10, aux particules fines PM2,5, à l’ozone et au dioxyde de soufre) ont été dépassés.

Au niveau de l’exposition aiguë, les concentrations de 2 polluants ont dépassé ponctuellement les seuils réglementaires :

  • L’ozone a connu quelques dépassements du seuil d’information et de recommandations,

  • Enfin, les particules en suspension PM10 ont connu des dépassements du seuil d’information et de recommandation, voire du seuil d’alerte sur certains d’entre eux.

Episodes de pollution 

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En 2018, la Nouvelle-Aquitaine a connu 4 journées où une procédure préfectorale liée à la pollution de l’air a été déclenchée sur au moins un département. Ces procédures ont concerné 2 polluants :

  • Ozone : 2 jours de procédure d’alerte et une journée de procédure d’information et de recommandations,

  • Particules en suspension PM10 : une journée de procédure d’alerte.

Aucune procédure liée au dioxyde de soufre et dioxyde d’azote n’a été déclenchée en 2018 en Nouvelle-Aquitaine.

Parmi les 4 jours d’épisodes de pollution, la Gironde est le département le plus fréquemment touché avec 4 jours d’épisode sur ce département. A l’inverse, la Corrèze, la Creuse, la Dordogne, les Landes, le Lot-et-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques et la Haute-Vienne n’ont connu aucun épisode de pollution en 2018.

Evolution pluriannuelle

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Les concentrations moyennes en polluants présentent des évolutions contrastées depuis une dizaine d’années :

  • Les moyennes annuelles en ozone connaissent une évolution à la hausse (+10% entre 2009 et 2018), assez stable au fil du temps. Même si cette hausse ne s’accompagne pas d’une augmentation significative du nombre d’épisodes de pollution (3 toutefois en 2018), l’évolution de la fréquence de ces épisodes sera à surveiller dans les années à venir ;

  • Les teneurs en dioxyde de soufre et en benzène et présentent une relative stabilité (avec respectivement -1% et -6% depuis 2009). Pour ces deux polluants, les niveaux moyens mesurés sont historiquement faibles. Dans le cas du dioxyde de soufre, cette diminution n’empêche cependant pas de rencontrer ponctuellement des situations de « pics » autour de certaines zones industrielles ;

  • Enfin, plusieurs polluants (dioxyde d’azote, particules en suspension PM10, PM2,5 et benzo(a)pyrène) ont connu une baisse significative, comprise entre -26% et -40% depuis 2009. Cette diminution ne doit toutefois pas occulter le fait que des situations de « pics » avec dépassements des seuils réglementaires sont enregistrées tous les ans (particules en suspension) ou ne sont pas encore à exclure (dioxyde d’azote). Concernant le benzo(a)pyrène (-38% depuis 2009), l’évolution est assez irrégulière : des variations annuelles significatives en fonction de l’influence des conditions climatiques peuvent survenir (ex : hiver rigoureux entraînant une hausse des émissions dues au chauffage, et conditions météorologiques stables favorisant l’accumulation de polluants).

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