Bilan de l’impact du confinement sur la qualité de l’air en Nouvelle-Aquitaine (mars/mai 2020)

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Rapports / Synthèses d'étude
22 septembre 2020

Le confinement instauré en France entre le 17 mars et le 11 mai 2020 a eu des effets sur la qualité de l’air en Nouvelle-Aquitaine. Fort de son réseau de stations de mesure réparti sur l’ensemble de la région, Atmo Nouvelle-Aquitaine a pu quantifier l’impact de ce dernier sur les niveaux des quatre principaux polluants suivis sur la région : dioxyde d’azote (NO2), particules en suspension (PM10), particules fines (PM2,5) et ozone (O3).

Le dioxyde d’azote – essentiellement émis par le trafic automobile – est le polluant pour lequel le confinement a eu un impact le plus positif. Une baisse moyenne de 56% des concentrations mesurées en station a été constatée par rapport aux concentrations moyennes mesurées sur la période 2015 – 2019. Les baisses les plus significatives ont été observées à proximité des axes routiers et au niveau des agglomérations.

Du fait de la diversité des sources d’émissions des particules en suspension et des particules fines, le confinement a eu un impact négligeable sur les niveaux observés en station.

L’ozone est un polluant secondaire dont la concentration dépend fortement des conditions climatiques et notamment de l’ensoleillement. Le confinement n’a pas eu d’impact sur les niveaux mesurés par rapport aux concentrations moyennes mesurées sur la période 2015 – 2019.

Les données satellitaires des concentrations en dioxyde d’azote et particules sur la région ont confirmé les conclusions basées sur les mesures.

La modélisation de la qualité de l’air au niveau de Bordeaux Métropole pendant la période de confinement a également mis en évidence une nette diminution des niveaux de NO2, sur l’ensemble de l’agglomération. Cette diminution est moindre pour les particules (PM10 et PM2,5).