Bilan 2021 de la surveillance des pollens en Nouvelle-Aquitaine

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Rapports / Synthèses d'étude
14 mars 2022

Sur la région Nouvelle-Aquitaine, il est difficile de comparer la saison pollinique 2021 avec celle de 2020, cette dernière ayant été très impactée par la COVID-19 et sa période de confinement, pendant laquelle seuls les sites d’Agen et Périgueux avaient pu continuer à prélever, les autres sites n’ayant pas pu mesurer les pollens printaniers de certains arbres.

Par rapport aux années 2018 et 2019, on observe en 2021 une augmentation du nombre de pollens sur Angoulême, La Rochelle, Niort et Poitiers, donc plutôt localisée sur le nord de la région.

Sur le reste de la région, les index polliniques de 2021 sont de l’ordre de ceux de 2018 et 2019, voire un peu inférieurs.

Globalement, la moyenne régionale du nombre de pollens est en légère augmentation par rapport aux années précédentes.

A l'échelle Française, selon le RNSA : « L’intégrale pollinique moyenne est en augmentation en 2021 par rapport à 2020 tandis que l’index clinique moyen est lui en légère diminution. Globalement, la tendance reste à la hausse pour ces deux courbes que sont l’intégrale pollinique et l’index clinique. »

Zoom sur l'ambroisie :

Sur la région Nouvelle-Aquitaine, Mareuil et Angoulême continuent d’être impactées par l’ambroisie, étant localisées au centre de plusieurs territoires colonisés par cette plante invasive.

Par rapport à 2020, on observe une hausse globale sur la moyenne régionale (+72%).

Mareuil et Angoulême présentent des niveaux élevés. Le nombre de pollens de Mareuil reste très stable par rapport à 2020 mais il a doublé sur Angoulême.

Sur le reste de la région Nouvelle-Aquitaine, les index polliniques sont plus faibles mais ont tous beaucoup augmenté, notamment sur Bordeaux, Limoges, Niort, Périgueux et Poitiers.

A l'échelle française, selon le RNSA : « L’année 2021 marque une nette progression des concentrations polliniques avec une augmentation de plus de 30% en moyenne pour les sites les plus infestés par les pollens d’ambroisie. Les plus fortes augmentations concernent, dans le désordre, les villes d’Angoulême, Bagnols-sur-Cèzes, Bourg-en-Bresse, Bourges, Bourgoin-Jailleu, Lyon, Roussillon et Valence. Les sites les plus impactés par les pollens d’ambroisie avec plus de 30 jours de risque d’allergie significatif sont principalement localisés dans la vallée du Rhône. A l’inverse, en Auvergne et dans la Loire, les concentrations de 2021 sont stables ou en légère baisse par rapport à 2020. »

Note : Index pollinique : somme des grains/m3/jour