Au printemps comme en été, de nombreuses personnes ressentent une aggravation de leurs symptômes allergiques. Si les pollens sont les premiers responsables, la pollution de l'air peut également jouer un rôle. Quels sont les liens entre ces deux phénomènes et pourquoi certaines journées sont-elles plus difficiles que d'autres ?
Les pollens ne sont pas des polluants
Les pollens sont produits naturellement par les arbres, les graminées ou encore les herbacées pour assurer leur reproduction. Ils ne sont donc pas des polluants atmosphériques.
En revanche, lorsqu'ils sont présents en grande quantité dans l'air, ils peuvent provoquer des réactions allergiques chez les personnes sensibilisées : éternuements, nez qui coule, yeux irrités ou encore difficultés respiratoires.
Leur présence dépend notamment de la saison, des espèces végétales et des conditions météorologiques.

La pollution de l'air peut renforcer les effets des pollens
La pollution atmosphérique n'est pas à l'origine des allergies aux pollens, mais elle peut en accentuer les effets.
Plusieurs mécanismes sont aujourd'hui étudiés par les chercheurs :
- certains polluants, comme l'ozone ou les particules, peuvent irriter les voies respiratoires et les rendre plus sensibles aux allergènes
- les polluants peuvent fragiliser l'enveloppe des grains de pollen, favorisant la libération de particules allergènes plus fines, capables de pénétrer plus profondément dans l'appareil respiratoire
- une exposition simultanée aux pollens et à la pollution peut favoriser une réaction inflammatoire plus importante chez les personnes allergiques.
Les effets peuvent donc être plus marqués lors des journées où les concentrations de pollens et de certains polluants sont élevées.
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La météo influence à la fois les pollens… et la pollution
Les conditions météorologiques jouent un rôle majeur.
Le temps chaud, sec et ensoleillé favorise généralement l'émission et la dispersion des pollens. Ces mêmes conditions peuvent aussi favoriser la formation de l'ozone, un polluant secondaire fréquemment observé en période estivale.
À l'inverse, la pluie permet souvent de faire retomber les pollens présents dans l'air, tout en contribuant parfois à diminuer certains niveaux de pollution.
Les épisodes orageux peuvent toutefois avoir un effet particulier : en fragmentant les grains de pollen, ils peuvent augmenter temporairement la quantité de particules allergènes dans l'air. Ce phénomène, appelé "asthme d'orage", reste rare mais peut provoquer des crises d'asthme parfois sévères chez des personnes sensibles.
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Mieux anticiper son exposition
Si l'on ne peut pas agir sur les pollens présents dans l'air, il est possible d'adapter ses activités en consultant les prévisions.
Suivre l'indice pollen permet aux personnes allergiques d'anticiper les périodes les plus à risque et d'adopter quelques gestes simples : aérer son logement aux moments les plus favorables, éviter les activités physiques intenses lors des pics de pollen ou de pollution, ou encore suivre son traitement si celui-ci a été prescrit.
Chez Atmo Nouvelle-Aquitaine, les indices polliniques sont publiés quotidiennement afin d'aider chacun à mieux gérer son exposition.
👉 En savoir plus sur le nouvel indice pollen