Chauffage au bois : première source de particules en Nouvelle-Aquitaine

Publié le 18 février 2026

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Les dernières données d’émissions montrent que le chauffage au bois demeure la principale source de particules dans la région. Les écarts d’émissions entre appareils sont considérables, avec des leviers importants pour réduire l’impact sur la qualité de l’air.

Un secteur responsable de la majorité des particules 

En 2022, le chauffage au bois représente :

  • 41 % des émissions anthropiques de PM10,
  • 64 % des émissions anthropiques de PM2.5.

Ces particules, issues de la combustion, ont un impact direct sur la qualité de l’air, surtout en période hivernale. L’intégration récente de la fraction condensable (*)dans le calcul des émissions renforce encore le poids du chauffage au bois dans les inventaires régionaux.

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(*) Lors de la combustion du bois, des particules solides sont émises, mais aussi des gaz. Une partie de ces gaz ne reste pas à l’état gazeux : en se refroidissant et en se diluant dans l’air, ils se transforment en particules fines.
Ces particules, dites condensables ou secondaires, s’ajoutent aux particules directement émises par la combustion. Leur prise en compte permet donc une estimation plus complète et plus réaliste de l’impact du chauffage au bois sur la qualité de l’air.

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Des écarts très importants selon les appareils

Tous les équipements bois ne rejettent pas la même quantité de particules. Les appareils anciens ou peu performants contribuent très largement aux émissions.

À chaleur fournie équivalente :

  • un poêle à bûches ancien (<2005) émet 4 fois plus de PM2.5 qu’un poêle performant (>2015),
  • une chaudière à bûches ancienne (<2005) émet 14 fois plus qu’une chaudière à granulés,
  • une cheminée ouverte émet jusqu’à 26 fois plus qu’un poêle performant, et 80 fois plus qu’une chaudière à bûches récente.

Ces écarts s’expliquent par le rendement des appareils, la qualité de la combustion et celle du bois utilisé. Les granulés de bois, plus secs et de composition homogène, permettent une combustion plus maîtrisée et sont globalement moins émissifs que le bois bûche, dont l’humidité et la variabilité influencent fortement les rejets de particules.

Facteurs d'émissions de PM2.5 par type d'appareil de chauffage
sources : OMINEA v20.1, INERIS, étude Carve

Des leviers pour réduire les émissions

Plusieurs actions permettent de diminuer significativement les émissions de particules :

  • Éviter l’usage des cheminées ouvertes, très émettrices, remplacer les appareils anciens par des modèles performants labellisés, privilégier les chaudières à granulés ou les poêles récents, plus efficaces.
  • Utiliser un combustible sec, de bonne qualité, bien stocké
  • Entretenir régulièrement l’appareil et le conduit, et bien respecter les notices d’utilisation des appareils.
  • Allumer son feu “par le haut”, une méthode qui permet une combustion plus progressive, plus propre et qui facilite l’allumage dès la première tentative.
guide-ADEME-comment-bien-chauffer-bois.pdf
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pdf - 26 novembre 2025 - 1.86 MB
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Guide de l'ADEME - Coment bien se chauffer au bois
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Les chaufferies biomasse de petite puissance (<500 kW) sont aussi concernées : elles peuvent émettre 6 à 15 fois plus de PM2.5 que les installations de grande taille dotées de systèmes de dépollution adaptés. Un bon dimensionnement et un réglage optimal des débits d’air sont essentiels.

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Bilans annuels particules en Nouvelle-Aquitaine

Retrouvez ici tous les bilans annuels particules en Nouvelle-Aquitaine.
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