Actualité
29 juin 2017
Evaluation de la qualité de l’air
Atmo Nouvelle-Aquitaine

Pollution de l'air en 2016 : quel bilan en Nouvelle-Aquitaine ?

Paysages Nouvelle-Aquitaine
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L’année 2016 a montré une poursuite de l’amélioration de la qualité de l’air sur la région Nouvelle-Aquitaine.
Ce constat positif est toutefois à tempérer, principalement en raison de deux polluants qui demeurent encore préoccupants : les particules en suspension (PM10), responsables de la quasi-totalité des épisodes de pollution, et le dioxyde d’azote (NO2) dont les teneurs peuvent dépasser, localement, les valeurs réglementaires.
De plus, certains polluants présentent encore des niveaux s’approchant ou dépassant les seuils tels que les particules fines (PM2,5), le dioxyde de soufre (SO2), ou encore l’ozone (O3), polluant secondaire n’apparaissant que l’été en fortes concentrations.
Du fait de la diversité de ses territoires, les concentrations de polluants ne sont pas réparties de manière homogène en Nouvelle-Aquitaine. Il peut ainsi exister des écarts importants d’exposition à la pollution (selon le polluant considéré, la typologie des sites…).

Bilan des indices Atmo 2016

Bilan des indices Atmo en 2016 en Nouvelle-Aquitaine

L’année 2016 a connu des conditions météorologiques globalement favorables à une bonne qualité de l’air (températures hivernales douces, forte pluviométrie sur le premier semestre notamment).
La proportion d’indices « très bons » à « bons », généralement comprise entre 75% et 80%, a ainsi été de 84% en 2016.
Le nombre de jours présentant un indice « très bon » à « bon » s’élève à plus de 300 jours en moyenne, et varie de 277 (sur
Bordeaux) à 330 (sur Tulle).
Les proportions d’indices « moyens » à « médiocres » (16% en 2016, contre 19% à 23% de 2012 à 2015) et d’indices « mauvais » à « très mauvais » (0,3% en 2016, contre 0,9% à 2,2% de 2012 à 215) sont ainsi historiquement les plus faibles depuis 5 ans.
On comptabilise à peine plus d’une journée en moyenne d’indices « mauvais » à « très mauvais ». Près de la moitié des zones n’en ont rencontré aucun. Bordeaux est la zone en ayant connu le plus avec 4 jours.

Evolutions depuis 2007

Evolution moyenne de la qualité de l'air 2007-2016 en Nouvelle-Aquitaine

Dans l’ensemble, les concentrations en polluants tendent à diminuer dans l’air ambiant depuis une dizaine d’années, avec quelques nuances toutefois :
La baisse la plus marquée concerne le dioxyde de soufre, (SO2) mais cette diminution n’empêche pas des situations de « pics » autour de certaines zones industrielles.
Plusieurs polluants (NO2, PM10 et PM2,5) ont connu une baisse significative depuis 2007. Cette diminution traduit une tendance moyenne, mais il existe des variations annuelles significatives selon l’influence des conditions météorologiques. En plus de situations de « pics » (PM10), des dépassements localisés de valeurs réglementaires ne sont pas à exclure (NO2).
L’ozone (O3) présente une relative stabilité des teneurs moyennes, accompagnée par une diminution générale du nombre d’épisodes de pollution (aucun en 2016, mais ce type d’épisode peut se reproduire à l’avenir).

Episodes de pollution

Episodes de pollution 2016 en Nouvelle-Aquitaine

En 2016, la Nouvelle-Aquitaine a connu treize journées où une procédure préfectorale liée à la pollution de l’air a été déclenchée sur au moins un département.
À l’exception d’un épisode lié au dioxyde de soufre sur la zone industrielle de Lacq (64), toutes ces journées sont liées aux
particules en suspension (PM10): sept journées ont connu des déclenchements de procédure d’information et de recommandations en lien avec des épisodes hivernaux sur au moins un département.
Quatre journées sont liées à des épisodes printaniers, qui ont conduit à déclencher des procédures d’information et de
recommandations mais également des procédures d’alerte sur une partie des départements concernés.
Une journée est liée à un épisode localisé d’origine naturelle (embruns).
Par ailleurs, aucune procédure liée à l’ozone (O3) ou au dioxyde d’azote (NO2) n’a été déclenchée en 2016 en Nouvelle-Aquitaine.
Parmi les treize jours d’épisodes de pollution, la Gironde est le département le plus fréquemment touché avec huit jours d’épisode. A l’inverse, certains départements (24, 47, 19, 87) n’ont connu aucun épisode de pollution en 2016.

Respect des valeurs réglementaires

Tableau valeurs réglementaires

Les conditions météorologiques favorables, associées à une évolution globalement à la baisse des concentrations moyennes en polluants depuis plusieurs années, se retrouvent dans le bilan réglementaire.
Concernant l’exposition chronique, aucun dépassement de valeur limite n’a été constaté parmi toutes les mesures de la région. Seuls les objectifs de qualité relatifs à l’ozone et aux particules PM2,5 ont été dépassés.
Au niveau de l’exposition aiguë, certaines concentrations ont dépassé ponctuellement les seuils d’information et de recommandations en situation particulière sans nécessairement conduire à des procédures préfectorales. Seules les teneurs en particules en suspension ont également pu dépasser le seuil d’alerte.

Légende tableau valeurs réglementaires