Projet Tram’Bus Pays Basque : Etude de la qualité de l’air avant/après aménagements routiers liés au Tram’Bus à Tarnos – Phase 1 (avant aménagements)

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Rapports / Synthèses d'étude
10 janvier 2019

Afin de répondre aux problématiques de sécurité routière, de nuisances sonores et de pollution atmosphérique, le Syndicat des Mobilités Pays Basque – Adour lance le chantier Tram’Bus, moyen de transport collectif électrique qui reliera les villes de Bayonne, Anglet, Biarritz et Tarnos. Le trafic routier est une source importante de dioxyde d’azote (NO2) et de particules PM10, ainsi dans le cadre de ce projet d’aménagement routier, des mesures de la qualité de l’air à l’état initial (avant les travaux du Tram’Bus) puis après la mise en place du Tram’Bus sont prévues.

Les mesures à l’état initial ont été réalisées du 25/09/18 au 23/10/18 et sont l’objet du présent rapport.

Deux types de mesures ont été mises en place : des mesures en continu de NO2 et PM10 avec des analyseurs automatiques sur un site du quartier Garros et des mesures passives de NO2 sur 5 sites autour de la départementale D810.

Les principaux résultats de la campagne de mesures à l’état initial sont les suivants :

  • La valeur limite pour le NO2 (qui est 200 μg/m3 en moyenne horaire à ne pas dépasser plus de 18 heures par an) n’a jamais été dépassée pendant la période de mesure.
  • La valeur limite pour les PM10 (qui est de 50 μg/m3 en moyenne journalière à ne pas dépasser plus de 35 jours par an) n’a jamais été dépassée pendant la période de mesure.
  • Les concentrations en NO2 et en PM10 sont peu élevées. Elles sont proches des concentrations observées sur les sites de fond urbain de Bayonne et de fond péri-urbain de Biarritz et elles sont inférieures aux concentrations observées sur le site « trafic » d’Anglet.
  • Même si les concentrations en NO2 et PM10 sont peu élevées, l’impact du trafic routier est visible sur ces deux polluants pendant la période de mesure.
    Notamment sur les profils journaliers où les trajets domicile-travail ont un impact visible sur les concentrations de polluants le matin et en fin d’après-midi.
    Mais aussi (pour les PM10) par les résultats de l’analyseur AE33 qui montrent qu’à cette période la part des PM10 provenant du fuel fossile (donc du trafic) est de 27 % en moyenne.
    La part des PM10 provenant de la combustion de biomasse (chauffage au bois) est également non négligeable puisqu’elle est de 20% en moyenne.