Plan de surveillance de la qualité de l’air 2021 – Cogénération bois SDCL/DALKIA

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Etude
Réalisée
Partenaire(s) :
Du
6 décembre 2021
au
2 mai 2022

Limoges (87)
Pourquoi cette étude ?

Cette étude s’inscrit dans le cadre de la surveillance réglementaire de la qualité de l’air autour du site de cogénération biomasse du Val de l'Aurence à Limoges.

Depuis 2012, Atmo Nouvelle-Aquitaine surveille chaque année les concentrations de différents polluants : dioxines et furanes, métaux toxiques, hydrocarbures aromatiques polycycliques, dioxyde d'azote, dioxyde de soufre, benzène, particules en suspension autour de la centrale.
 

Que peut-on en retenir ?

Les principales conclusions qui découlent de cette étude sont les suivantes :

Dioxines et furanes

Retombées atmosphériques

Les concentrations en dioxines-furanes dans les retombées atmosphériques sont du même ordre de grandeur que les années précédentes et restent faibles.

Air ambiant

Les concentrations mesurées dans l’air ambiant sont du même ordre de grandeur que celles mesurées les années précédentes. Elles sont faibles au regard des données de mesures équivalentes réalisées en France autour de sites industriels.

Métaux lourds

Retombées atmosphériques

A titre indicatif, pour les métaux qui possèdent une valeur de référence, les concentrations relevées sont largement inférieures aux valeurs existantes.
Par rapport au site de référence « Rue des Sapins », les valeurs des deux sites exposés (« Madoumier » et « Durkheim ») sont plus élevées pour le manganèse. Il apparait que, depuis 2018, des concentrations plus élevées en cuivre sont observées sur les sites « Madoumier », « Durkheim » et « Rue des Sapins ».

Air ambiant

A titre indicatif, pour les métaux qui possèdent une valeur de référence, les concentrations mesurées dans les retombées sont largement inférieures à celles-ci.
Pour tous les composés, les concentrations relevées sont du même ordre de grandeur en 2021 que pour les années passées.

Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP)

Air ambiant

Sur les deux sites « Madoumier » et « Durkheim », aucune corrélation n’est visible entre l’exposition du site et la concentration, ce qui ne permet pas de traduire un impact de la chaufferie sur les HAP. A titre indicatif, les concentrations pour le B(a)P, seul HAP réglementé, sont inférieures à la valeur cible. Celles-ci sont du même ordre de grandeur que les années précédentes.

Dioxyde d’azote (NO2)

Tubes passifs

Les concentrations en NO2 mesurées à la station « Madoumier » sont un peu supérieures à celles mesurées sur le site de fond « Landouge », traduisant l’impact d’une source de combustion à proximité.
A titre indicatif, les concentrations moyennes en NO2 sont largement inférieures à la valeur limite pour la protection de la santé humaine (qui est de 40 μg/m3 en moyenne annuelle).
Les concentrations sur les deux sites, « Madoumier » et « Landouge », sont globalement stables depuis 2012.

Mesures automatiques

Les concentrations moyennes en NO2 sont équivalentes sur les deux sites « Durkheim » et « Madoumier ». Ces concentrations sont proches bien qu’un peu inférieures à celles des niveaux de fond urbain mesurés sur la station « Berland » à Limoges. Les concentrations mesurées sur « Madoumier » et « Durkheim » sont en revanche bien inférieures aux valeurs de la station trafic « Place d’Aine » à Limoges.
Les concentrations moyennes horaires en NO2 sont très largement inférieures à la valeur limite en moyenne horaire (200 μg/m3). La recommandation de l’OMS en moyenne journalière a été dépassée pendant 4 jours sur le site « Madoumier » et pendant 7 jours sur le site « Durkheim ». Ce seuil a aussi été dépassé sur les stations de référence : 24 jours sur la station « Aine » et 14 jours sur la station « Berland », ce qui témoigne d’une pollution de fond.
A titre indicatif, les concentrations moyennes en NO2 sur l’ensemble de la durée de la campagne sont largement inférieures à la valeur limite pour la protection de la santé humaine (qui est de 40 μg/m3 en moyenne annuelle).
Le seuil annuel recommandé par l’OMS a été dépassé sur les deux sites « Madoumier » et « Durkheim », mais aussi sur les stations fixes « Aine » et « Berland ».

Dioxyde de soufre (SO2)

Tubes passifs

Les concentrations en SO2 relevées sur les deux sites « Madoumier » et « Landouge » sont toutes inférieures aux limites de quantification. Les concentrations sont négligeables sur l’ensemble des sites depuis 2012.

Mesures automatiques

Les concentrations en SO2 sur le site « Madoumier » sont du même ordre de grandeur que la station fixe de Saint-Junien (urbain sous influence de fond). Celles sur le site « Durkheim » sont plutôt du même ordre de grandeur que la station fixe de Saillat-sur-Vienne (péri-urbaine sous influence industrielle).
Les concentrations horaires sont très largement inférieures au seuil d’alerte (qui est de 500 μg/m3 en moyenne horaire) et au seuil d’information/recommandations (qui est de 300 μg/m3 en moyenne horaire) pendant la durée de la campagne.
A titre indicatif, les concentrations moyennes en SO2 sur les deux sites sont très largement inférieures à l’objectif de qualité qui est de 50 μg/m3 en moyenne annuelle. De plus, la recommandation de l’OMS en moyenne journalière de 40 μg/m3 est respectée.

Particules en suspension (PM10)

Mesures automatiques

Pendant la campagne de mesures, les concentrations moyennes en PM10 sont du même ordre de grandeur entre les sites «Madoumier » et « Durkheim ». Elles sont également du même ordre de grandeur que les niveaux observés sur la station fixe de fond urbain « Berland » et sur la station trafic « Aine ».
Les concentrations moyennes journalières en PM10 sont inférieures à la valeur limite journalière de 50 μg/m3.
Elles sont également inférieures au seuil journalier recommandé par l’OMS de 45 μg/m3.
A titre indicatif, les concentrations moyennes en PM10 sont inférieures à la valeur limite pour la protection de la santé humaine (qui est de 40 μg/m3 en moyenne annuelle). Le seuil en moyenne annuelle recommandé par l’OMS de 15 μg/m3 a été dépassé sur les sites « Madoumier » et « Durkheim », mais aussi sur les stations fixes « Aine » et « Berland », ce qui témoigne d’une pollution de fond.

Benzène

Tubes passifs

Les concentrations en benzène mesurées sur les différents sites pendant quatre semaines sont soit du même ordre de grandeur soit inférieur à la concentration mesurée en « routine » au niveau de la station « Berland » (station de fond urbain).
A titre indicatif, les concentrations moyennes sont inférieures à la valeur limite réglementaire (qui est de 5 μg/m3 en moyenne annuelle) et à l’objectif de qualité annuel (qui est de 2 μg/m3 en moyenne annuelle), sauf pour le site « Durkheim » qui dépasse légèrement ce dernier pendant une des quatre semaines de mesure.
Les concentrations en benzène les plus élevées ont été observées en 2013 sur les deux sites « Madoumier » et « Durkheim ». Depuis 2014 les concentrations en benzène sur ces 2 sites de mesures sont stables.

Les moyens mis en œuvre

Analyseurs automatiques, jauges de dépôts, prélèvements sur filtres, tubes actifs, tubes passifs.

Polluant(s) concerné(s)
Composés Organiques Volatils (benzène, toluène, Aldéhydes...)
Dioxines - furanes
Dioxyde d'azote (NO2)
Dioxyde de soufre (SO2)
Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP)
Métaux lourds (Plomb, mercure…)
Particules (PM10, PM2,5, PUF...)
Thématiques
Industrie
Zone(s) concernée(s)
CA Limoges Métropole
Région Nouvelle-Aquitaine
Haute-Vienne
Limoges

En savoir plus, contactez :
Mme
Emilie Palka