Plan de surveillance de la qualité de l’air 2020 – Cogénération bois SDCL/DALKIA

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Etude
Réalisée
Partenaire(s) :
Du
14 décembre 2020
au
25 juin 2021

Limoges (87)
Pourquoi cette étude ?

Cette étude s’inscrit dans le cadre de la surveillance réglementaire de la qualité de l’air autour du site de cogénération biomasse du Val de l'Aurence à Limoges.

Depuis 2012, Atmo Nouvelle-Aquitaine surveille chaque année les concentrations de différents polluants : dioxines et furanes, métaux toxiques, hydrocarbures aromatiques polycycliques, dioxyde d'azote, dioxyde de soufre, benzène, particules en suspension autour de la centrale.
 

Que peut-on en retenir ?

Les principales conclusions qui découlent de cette étude sont les suivantes :

Dioxines et furanes

Retombées atmosphériques

Les concentrations en dioxines-furanes dans les retombées atmosphériques sont légèrement supérieures à celles des années précédentes, car un plus grand nombre de composés a été quantifié, mais celles-ci restent faibles.

Air ambiant

Les concentrations mesurées dans l’air ambiant sont du même ordre de grandeur que celles mesurées les années précédentes. Elles sont faibles au regard des données de mesures équivalentes réalisées en France autour de sites industriels.

Métaux lourds

Retombées atmosphériques

A titre indicatif, pour les métaux qui possèdent une valeur de référence, les concentrations relevées sont largement inférieures aux valeurs existantes.
Par rapport au site de référence « rue des Sapins », les valeurs des deux sites exposés (Madoumier et Durkheim) sont plus élevées en particulier pour le manganèse, le zinc et le cuivre. Il apparait que, depuis 2018, des concentrations plus élevées en cuivre sont observées sur les sites de Madoumier, Durkheim et Rue des Sapins.

Air ambiant

A titre indicatif, pour les métaux qui possèdent une valeur de référence, les concentrations mesurées dans les retombées sont largement inférieures à celles-ci.
Pour tous les composés, les concentrations relevées sont du même ordre de grandeur en 2020 que pour les années passées.

Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP)

Air ambiant

Dans le cas du site Madoumier, le plus proche de la chaufferie, les valeurs de HAP les plus élevées sont mesurées seulement sur un des deux prélèvements les plus exposés aux vents provenant de la cheminée, ce qui ne permet pas de traduire un impact de la chaufferie sur les HAP.
A titre indicatif, les concentrations pour le B(a)P, seul HAP réglementé, sont très inférieures à la valeur cible.

Dioxyde d’azote (NO2)

Tubes passifs

Les concentrations en NO2 sont faibles au cours des quatre semaines de mesures. Les concentrations mesurées à la station Madoumier sont un peu supérieures à celles mesurées sur le site de fond de Landouge, traduisant l’impact d’une source de combustion à proximité.
A titre indicatif, les concentrations moyennes en NO2 sont largement inférieures à la valeur limite pour la protection de la santé humaine (qui est de 40 μg/m3 en moyenne annuelle).
Les concentrations sur les deux sites, Madoumier et Landouge, sont globalement stables depuis 2012.

Mesures automatiques

Les concentrations moyennes en NO2 sont équivalentes sur les deux sites Durkheim et Madoumier. Ces concentrations sont proches bien qu’un peu inférieures à celles des niveaux de fond urbain mesurés sur la station Berland à Limoges. Les concentrations mesurées sur Madoumier et Durkheim sont en revanche bien inférieures aux valeurs de la station trafic Place d’Aine à Limoges.
Les concentrations moyennes horaires en NO2 sont très largement inférieures au seuil d’alerte (qui est de 400 μg/m3 en moyenne horaire) et au seuil d’information/recommandations (qui est de 200 μg/m3 en moyenne horaire).
A titre indicatif, les concentrations moyennes en NO2 sur l’ensemble de la durée de la campagne sont largement inférieures à la valeur limite pour la protection de la santé humaine (qui est de 40 μg/m3 en moyenne annuelle).

Dioxyde de soufre (SO2)

Tubes passifs

Les concentrations en SO2 relevées sur les deux sites Madoumier et Landouge sont faibles. Le site Madoumier présente des valeurs légèrement supérieures au site de Landouge.
Les moyennes sont faibles et conformes à des niveaux de fond (à titre de comparaison, l’objectif de qualité pour le SO2 dans la réglementation Française est de 50 μg/m3 en moyenne annuelle).
Les concentrations sont négligeables sur l’ensemble des sites depuis 2012.

Mesures automatiques

Les concentrations en SO2 sur le site de Madoumier sont du même ordre de grandeur que les stations fixes de Saint-Junien (fond urbain) et de Saillat-sur-Vienne (station industrielle). Le site de Durkheim présente des concentrations inférieures.
Les concentrations horaires sont très largement inférieures au seuil d’alerte (qui est de 500 μg/m3 en moyenne horaire) et au seuil d’information/recommandations (qui est de 300 μg/m3 en moyenne horaire) pendant la durée de la campagne.
A titre indicatif, les concentrations moyennes en SO2 sur les deux sites sont très largement inférieures à l’objectif de qualité qui est de 50 μg/m3 en moyenne annuelle.

Particules en suspension (PM10)

Mesures automatiques

Pendant la campagne de mesures, les concentrations moyennes en PM10 sont du même ordre de grandeur entre les sites de la station Madoumier et de Durkheim. Elles sont également du même ordre de grandeur que les niveaux observés sur la station fixe de fond urbain Berland et sur la station trafic Aine.
Les concentrations moyennes journalières en PM10 sont inférieures au seuil d’alerte (qui est de 80 μg/m3 en moyenne journalière) et au seuil d’information/recommandations (qui est de 50 μg/m3 en moyenne journalière) sur la période de mesure.
A titre indicatif, les concentrations moyennes en PM10 sont inférieures à la valeur limite pour la protection de la santé humaine (qui est de 40 μg/m3 en moyenne annuelle).

Benzène

Tubes passifs

Les concentrations en benzène mesurées sur les différents sites pendant quatre semaines sont soit du même ordre de grandeur soit inférieures à la concentration mesurée sur la station fixe urbaine de fond de Limoges Berland.
A titre indicatif, les concentrations moyennes sont inférieures à la valeur limite réglementaire (qui est de 5 μg/m3 en moyenne annuelle) et à l’objectif de qualité annuel (qui est de 2 μg/m3 en moyenne annuelle).
Les concentrations en benzène les plus élevées ont été observées en 2013 sur les deux sites Madoumier et Durkheim. Depuis 2014 les concentrations en benzène sur ces 2 sites de mesures sont stables.

Les moyens mis en œuvre

Analyseurs automatiques, jauges de dépôts, prélèvements sur filtres, tubes actifs, tubes passifs.

Polluant(s) concerné(s)
Composés Organiques Volatils (benzène, toluène, Aldéhydes...)
Dioxines - furanes
Dioxyde d'azote (NO2)
Dioxyde de soufre (SO2)
Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP)
Métaux lourds (Plomb, mercure…)
Particules (PM10, PM2,5, PUF...)
Thématiques
Industrie
Zone(s) concernée(s)
CA Limoges Métropole
Région Nouvelle-Aquitaine
Haute-Vienne
Limoges

En savoir plus, contactez :
Mme
Emilie Palka