Impact du chauffage au bois sur les concentrations en particules à La Rochelle

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Etude
Réalisée
Partenaire(s) :
Du
27 novembre 2018
au
31 mars 2018

Place de Verdun, La Rochelle (17)
Pourquoi cette étude ?

Depuis longtemps, l’homme utilise le bois comme énergie renouvelable pour le chauffage résidentiel. La France est le premier pays consommateur de bois-énergie en Europe, notamment du fait du marché domestique. Bien qu’ayant un bilan carbone considéré comme faible, cette source d’énergie a cependant un impact négatif sur la qualité de l’air. Comme tout type de combustion, cette source émet de nombreux polluants gazeux dans l’atmosphère mais également des particules constituées de composés toxiques.

Bien que la pollution de l’air par les émissions de la combustion de la biomasse en ville soit avérée, la quantification de sa contribution sur la masse des particules n’a pas encore été déterminée dans la ville de La Rochelle.

Ainsi, l’objectif de cette étude est de caractériser la pollution particulaire liée à la combustion de bois sur l’agglomération de La Rochelle.

 

Que peut-on en retenir ?

À la demande de la CDA de La Rochelle, une étude a été réalisée sur la période hivernale 2018/2019 afin d’évaluer l’impact du chauffage résidentiel au bois sur la qualité de l’air de la ville de La Rochelle. En plus des moyens de mesure réglementaires des PM10 et des PM2,5, un dispositif de mesure a été installé afin de mesurer la contribution de deux sources de combustion : la combustion de la biomasse et la combustion de fuel fossile, dont la principale source est le trafic routier.

Au cours de l’hiver 2018/2019, les concentrations ont respecté les valeurs limites européennes et équivalentes ou légèrement supérieures à celles mesurées quotidiennement par les stations de mesures de fond urbain d’Atmo Nouvelle-Aquitaine implantées dans l’agglomération de La Rochelle et à Poitiers.

Les résultats de Black Carbon, et donc de différenciation des sources de combustion, obtenus à La Rochelle, sur la place de Verdun, ont été confrontés aux résultats de la station Poitiers - Augouard qui est une station de référence « particules » de la région Nouvelle-Aquitaine, dans le but d’étudier la composition chimique des particules. Ceci a permis de mettre en évidence la similitude des sites et des sources locales influençant les concentrations en particules dans l’air. En effet, l’évolution des concentrations en particules issues de la combustion du bois présente un pic caractéristique en soirée, atteignant 9 μg/m3 en moyenne les jours de semaine.

Sur toute la durée de la campagne, c’est-à-dire du 28 novembre 2018 au 3 avril 2019, la combustion de la biomasse issue du chauffage résidentiel au bois, a contribué à 20 % de la masse des PM10 à la Rochelle, avec un maximum lors des mois de janvier et février 2019, atteignant 26 % de la masse des PM10.

Les moyens mis en œuvre

En complément des mesures réalisées en continu sur la place de Verdun, à La Rochelle, (PM10, PM2,5 et NO2) des mesures de Black Carbon (ou carbone suie) seront effectuées sur cette même place au cours de l’hiver 2018/2019. Ces mesures permettront de connaître la contribution de deux sources de combustion : la combustion de la biomasse (chauffage au bois) et les sources de combustion de fuel fossile (principalement le trafic routier).

Polluant(s) concerné(s)
Particules (PM10, PM2,5, PUF...)
Thématiques
Chauffage et brûlage
Observatoire de la qualité de l’air
Mobilité et transports
Zone(s) concernée(s)
CA de la Rochelle
Région Nouvelle-Aquitaine
Charente-Maritime
La Rochelle

En savoir plus, contactez :
Mme
Florie Chevrier