Étude d’impact de l’activité de Corrèze Enrobés à Brive-la-Gaillarde

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Etude
Réalisée
Du
30 juillet 2019
au
30 avril 2020

Vallée du Courolle, Brive-la-Gaillarde (19)
Pourquoi cette étude ?

L'objectif de cette étude est de mesurer l'impact de Corrèze Enrobés sur les concentrations en polluants dans la vallée du Courolle.

Que peut-on en retenir ?

À la demande de la DREAL, une étude a été réalisée en collaboration avec l’industriel Corrèze Enrobés et en lien avec les associations locales, afin d’évaluer les niveaux de différents polluants auxquels sont soumis les riverains de la vallée du Courolle et semblant provenir de la centrale d’enrobage. La campagne de mesure s’est déroulée sur trois mois de fin juillet à fin octobre avec des mesures en continu de dioxyde de soufre (SO2) et de PM10 sur un site, des prélèvements hebdomadaires par échantillonnage passif (BTEX et COV) sur cinq sites et des prélèvements journaliers sur filtre (HAP) sur un site. Quatre points de mesure sous l’influence de la centrale d’enrobés et un point éloigné servant de référence, sans influence de Corrèze Enrobées, (Puy Laborie)
ont été choisis en concertation avec les associations de riverains de la vallée.

Cette période de mesure a été marquée par des conditions météorologiques particulièrement stables, limitant la dispersion des polluants et causant ainsi leur accumulation en fond de vallée.

Les mesures en continu ont permis de mettre en évidence l’impact de Corrèze Enrobés sur les concentrations en polluants, notamment le SO2. Cependant, aucun dépassement des valeurs limites horaire et journalière n’a été enregistré pour le SO2. Les PM10, dont les concentrations restent également inférieures aux seuils réglementaires journalier et annuel, ne semblent, quant à elles, pas provenir de cette source. En effet, l’analyse des conditions météorologiques (vitesse et direction de vents) permet de pointer l’industrie lors des pics de concentration en SO2 observés, notamment fin août et début septembre.

Les prélèvements par échantillonnage passif et sur filtre n’ont pas tous été étudiés : seuls ceux dont l’impact industriel a été jugé maximal ont été analysés (prise en compte des critères météorologiques, des signalements de nuisances et de l’activité de l’industriel). Les prélèvements d’août, lors de l’arrêt complet de Corrèze Enrobés, servent de référence car ils n’ont pas été influencés par les émissions de l’industrie.

Les prélèvements par échantillonnage passif n’ont pas permis de conclure à une source majoritaire industrielle de COV et BTEX au cœur de la vallée du Courolle. En effet, différentes sources ont pu influencer les concentrations observées telles que le trafic routier (autoroute en fond de vallée), une source au nord de la zone d’étude, Corrèze Enrobés ou encore le centre d’enfouissement des déchets situé à l’ouest de la vallée du Courolle. Pour information, la concentration moyenne en benzène, seul COV réglementé, n’a pas dépassé le seuil réglementaire annuel. De plus, le formaldéhyde, dont la source prédominante identifiée dans cette étude est le trafic routier, est le seul composé à avoir présenté des concentrations supérieures à la Valeur Toxicologique de Référence sans seuil par inhalation chronique.

Sur les trois mois de l’étude, la concentration moyenne en benzo(a)pyrène, seul HAP réglementé, n’a pas atteint la valeur cible de 1 ng/m3 en moyenne annuelle. Les prélèvements sur filtre ont mis en évidence un impact potentiel de Corrèze Enrobés lors de différentes journées et notamment le 22 octobre 2019. En effet, l’industrie semble être à l’origine de l’émission de divers HAP (exclusivement hydrocarbonés, méthylés, soufrés et azotés), tels que le chrysène, le benzo(b)fluoranthène, le méthylchrysène/benzoanthracène, le 3-méthylchrysène ou le benzo(b)naphto(2,1-d)thiophène. L’établissement d’un profil à l’émission de ces HAP permettrait notamment de valider ces hypothèses. Il pourrait également être intéressant de quantifier l’impact de cette activité industrielle en rapport avec les quantités en HAP émises par les autres sources de la vallée.

Les moyens mis en œuvre

5 sites de mesure ont été choisis pour l'étude :

  • une cabine installé à Puybaret mesurant 24h/24 les niveaux en particules PM10 et le dioxyde de soufre

  • un préleveur également installé à Puybaret mesurant les Hydrocarbures Aromatiques Polycicliques (HAP)

  • 5 points de prélèvement par échantillonnage passif répartis dans la vallée du Courolle mesurant divers Composés Organiques Volatils (COV) et le naphtalène.

 

Polluant(s) concerné(s)
Composés Organiques Volatils (benzène, toluène, Aldéhydes...)
Dioxyde de soufre (SO2)
Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP)
Particules (PM10, PM2,5, PUF...)
Thématiques
Industrie
Zone(s) concernée(s)
Région Nouvelle-Aquitaine
Brive-la-Gaillarde
Corrèze

En savoir plus, contactez :
Mme
Florie Chevrier