Campagne de test - Mesures en continu de Composés Organiques Volatils et composés soufrés

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Etude
Réalisée
Du
22 juin 2018
au
23 juillet 2018

Lacq (64)
Pourquoi cette étude ?

Atmo Nouvelle-Aquitaine surveille la qualité de l'air autour de la plateforme industrielle de Lacq depuis plusieurs années au moyen de plusieurs stations de mesures fixes. Des campagnes de mesures ponctuelles ont également été réalisées dans cette zone sur des composés spécifiques (par exemple, le H2S, les particules ultra fines, certains COV et composés soufrés). Dans ce contexte, une nouvelle étude va être réalisée au moyen d'analyseurs en continu, pour évaluer plus finement les niveaux de COV et composés soufrés ainsi que leur évolution au cours du temps. 

Les moyens mis en œuvre

Différents types d’activités industrielles sont rassemblées sur les plateformes de Lacq, Mont et Mourenx.
Ces plateformes sont entourées de zone d’habitation. Des signalements de la part des riverains alentours font régulièrement remonter des problématiques odorantes et irritantes.
C’est dans ce contexte qu’Atmo Nouvelle-Aquitaine a souhaité expérimenter plusieurs analyseurs en continu. Le but étant de caractériser plus finement les polluants présents dans l’air ambiant proche des plateformes industrielles.
Ainsi, une campagne de mesures ponctuelle a été réalisée à Lacq du 22/06/18 au 23/07/18.

En plus de la mesure du dioxyde de soufre (SO2) déjà présente à la station fixe de Lacq, cette campagne de mesures a concerné différents polluants : les Composés Organiques Volatils (COV) dont les mercaptans et composés soufrés.
Pour la mesure des COV, un analyseur AirmoVOC a permis de caractériser les COV comportant 6 à 16 atomes de carbone (C6-C16). Pour les composés soufrés et mercaptans, deux analyseurs ont été testés en même temps. Un AirmoS et un TRS MEDOR. Tous ces analyseurs appartenant à la société Chromatotec.

Les principales conclusions sur les données sont les suivantes :

  • Tout d’abord, les concentrations en SO2 sur la période de mesures sont restées assez faibles en moyenne avec des valeurs horaires plus élevées (6.41 μg/m3 en moyenne, le centile 99 est de 148.2 μg/m3 et le maximum atteint est de 555.7 μg/m3 le 15/07/18).
  • Concernant les COV (hors BTEX), les concentrations mesurées sont extrêmement faibles. Les concentrations moyennes mesurées sont inférieures à 0.1ppb.
  • Pour les BTEX les concentrations sont aussi très faibles. Et les concentrations moyenne et maximale du benzène (seul composé réglementé en air ambiant) sont inférieures aux valeurs réglementaires.
  • Des augmentations relatives de certains de ces COV sont observées au cours de la période de mesures. A noter, qu’aucune corrélation n’est observée avec les concentrations en SO2..
  • Les roses de pollution de ces COV ne permettent pas de conclure quant à un éventuel impact des activités industrielles.
  • Concernant les composés soufrés et mercaptans, certains des composés recherchés ne sont jamais détectés au cours de la période (méthyl et éthylmercaptans). Les autres sont détectés. Le CS2 et le H2S ponctuellement. Et le DMS et DMDS de façon beaucoup plus régulière.
  • A titre indicatif, au regard des valeurs de référence existantes, les concentrations mesurées sont très faibles.
  • Les augmentations de DMS et DMDS sont corrélées entre elles et souvent avec le SO2 mais pas de façon systématique.
  • D’après l’analyse des roses de pollution, les concentrations les plus élevées en DMS et DMDS proviennent des mêmes directions : en majorité du Sud et du Sud-Ouest. Pour les autres polluants soufrés, il n’est pas possible de conclure.
  • Les données des analyseurs de composés soufrés peuvent être étudiées au regard des signalements réalisés sur la période de mesures par l’observatoire des odeurs. Les signalements de DMS et le DMDS sont majoritaires sur la période. Ce qui concorde avec les augmentations de concentrations en DMS et DMDS observées par les analyseurs à Lacq. L’analyse détaillée montre que certains signalements de DMS et DMDS correspondent à des augmentations de la concentration de ces composés mais pas de façon systématique.
  • Au contraire, l’éthylmercaptan qui a été signalé plusieurs fois au cours de la période de mesures. n’a pas été détecté par les analyseurs au cours de cette période.
  • Enfin, la pyrazine et le sulfurol, sont également majoritaires parmi les signalements de cette période (mais également de l’année entière). Cependant, les analyseurs mis en place à Lacq ne permettent pas de les mesurer.
  • L’analyse détaillée de l’ensemble des signalements recensés sur la période de mesures, montre que ceux-ci correspondent très souvent à une augmentation de la concentration de plusieurs COV en même temps. Cependant, la période de mesures est trop courte et le nombre de signalements trop restreint pour pouvoir conclure à d’éventuelles correspondances statistiquement représentatives.

Les principales conclusions sur les analyseurs sont les suivantes :

  • La comparaison des concentrations en SO2 mesurées par la station de référence de Lacq avec celles mesurées par le TRS MEDOR montre une sous-estimation non négligeable des concentrations en SO2. De plus, certains « pics » de SO2 ne sont pas détectés par le TRS MEDOR(1). Ainsi, l’exploitation des données du TRS MEDOR est réalisée uniquement à titre indicatif, l’incertitude sur ces mesures étant très importante.

 

(1) Pour rappel, l’analyseur AirmoS ne permet pas de mesurer le SO2, c’est pourquoi la comparaison est uniquement réalisée entre la station de référence de Lacq et le TRS MEDOR.

Polluant(s) concerné(s)
Composés Organiques Volatils (benzène, toluène, Aldéhydes...)
Autres polluants
Thématiques
Industrie
Odeurs
Observatoire de la qualité de l’air
Zone(s) concernée(s)
CC de Lacq-Orthez
Région Nouvelle-Aquitaine
Pyrénées-Atlantiques
Lacq

En savoir plus, contactez :
Mme
Fiona Pelletier