Tout savoir sur les odeurs et les nuisances olfactives

header_odeurs.png
Partager :

Odeur et nuisance olfactive

La notion d'odeur est très subjective. En effet, dans l'environnement, une odeur est rarement associée à une seule molécule et ce sont le plus souvent des mélanges de composés odorants qui sont perçus. Une odeur est définie par sa qualité, sa tonalité hédonique et son intensité.

Qu'est-ce qu'une odeur et nuisance olfactive ?

La qualité de l'odeur concerne la reconnaissance de celle-ci au travers d'évocations (floral, putride, etc). La tonalité hédonique concerne la perception agréable ou désagréable de l'odeur. Enfin, l'intensité est la force avec laquelle est ressentie l'odeur. Toutes ces notions sont très souvent subjectives et diffèrent d'un individu à l'autre. Ainsi, l'acceptation de ces odeurs dépendra, selon les individus, de plusieurs facteurs. En effet, le caractère hédonique d'une odeur, relatif à la notion de bien-être, est une part importante de la gêne olfactive et relève de paramètres psycho-sociaux, étroitement liés à l'histoire de l'individu.

Quelle réglementation ?

Les nuisances olfactives, ou odeurs, apparaissent comme le deuxième motif de plainte après le bruit et sont ressenties comme une pollution de l’air. Ce sont des préoccupations environnementales croissantes pour les riverains qui exigent le respect de leur cadre de vie et pour les industriels qui cherchent à maîtriser ces nuisances. 

La Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Énergie (LAURE) de 1996 reconnait à chacun « le droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé » et reconnait comme pollution « toute substance susceptible de provoquer des nuisances olfactives excessives ».

La Loi du 19 juillet 1976 relative aux installations classées, reprise dans le code de l’environnement, est le fondement des prescriptions sur les pollutions olfactives inscrites dans l’arrêté ministériel du 2 février 1998 et dans les arrêtés sectoriels.

De quoi sont-elles composées ?

Elles résultent de la présence dans l'environnement de composés gazeux, notamment de Composés Organiques Volatils (COV) de faibles poids moléculaires (inférieur à 100 g/mol). Les principaux composés odorants appartiennent aux familles chimiques suivantes : soufrés, azotés, aldéhydes et acides gras volatils. Il faut ajouter à ces composés l'hydrogène sulfuré et l'ammoniac.

D'où proviennent-elles et comment les caractériser ?

De multiples activités peuvent être à la source de mauvaises odeurs : l’équarrissage, la fabrication d’engrais, le stockage et le traitement des déchets, la fabrication de pâte à papier, le raffinage, l’épuration, l’élevage, etc. La plupart de ces activités sont soumises à la réglementation des installations classées.

Les odeurs sont difficiles à caractériser de manière précise, mais il convient de noter que les nuisances olfactives sont rarement associées à des notions de toxicité. Les odeurs sont en effet le plus souvent perçues à des concentrations très faibles, bien inférieures aux valeurs limites reconnues comme pouvant porter atteinte à la santé.

Il existe des techniques instrumentales (physico-chimiques) ou sensorielles (olfactométrie) pour mesurer et identifier les composés responsables d'odeurs. Ces détections analytiques ont comme limites les seuils de détection qui peuvent être 100 à 1 000 fois plus faibles que la perception sensorielle d’un individu. L’olfactomètre peut fournir des informations sur le niveau d'odeur, le débit d'odeur, l'intensité de l'odeur ou encore l'aire de persistance de la nuisance. Les principes de mesures de niveau d'odeur sont décrits dans la norme AFNOR NFX 43-103. Des valeurs limites, en concentration d'odeur et débit d'odeur ont été fixées dans un certain nombre de textes réglementaires.