Se protéger de la pollution de l'air ?

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Les actions à mener en période d’épisode de pollution sont graduées par le préfet en fonction de l’intensité de l’épisode. En cas de pic de pollution, plusieurs bons gestes peuvent être suivis par les usagers et dans tous les secteurs d'activité pour faire baisser la concentration de polluants.

 

Que faire pendant un épisode de pollution ?

 

Qu’est-ce qu’un pic de pollution ?

La qualité de l’air varie d’un jour à l’autre mais également d’une saison à l’autre. Dans ce contexte, il n’est pas rare que des épisodes de pollution surviennent durant l’hiver, le printemps ou l’été.

Ces pics de pollution concernent quatre polluants qui sont réglementés à l’échelle nationale :

  • Les particules fines PM10 ;
  • L’ozone (O3) ;
  • Le dioxyde d’azote (NO2) ;
  • Le dioxyde de soufre (SO2).

Si les niveaux de ces derniers dépassent le seuil d’information et de recommandation ou le seuil d’alerte défini au niveau national, il y a pic de pollution.

Cela peut être dû à des émissions polluantes plus importantes que d’habitude ou à la formation dans l’air de polluants secondaires par recombinaison d’autres polluants. Les conditions météorologiques peuvent aussi jouer un rôle dans la survenue des épisodes de pollution (vents faibles, temps froid et sec…).

 

Comment se protéger de la pollution ?

Nous ne sommes pas tous égaux face à la pollution et ses effets sur la santé. Aussi, certaines personnes dites vulnérables ou sensibles, telles que les femmes enceintes ou les personnes âgées, sont plus sensibles à ce phénomène de pollution. Heureusement, il existe des solutions pour limiter son exposition et se protéger de la pollution.

 

Me protéger de la pollution lors d'un épisode de pollution :

  • Je maintiens mes activités quotidiennes d’intensité physique faible ou modéré en intérieur ou extérieur,

  • Je privilégie des sorties plus brèves et qui demandent moins d’effort,

  • Je ne pratique pas d’activités physiques intense,

  • Je surveille toute apparition de gêne respiratoire comme la fatigue, le mal de gorge, le nez bouché, les sifflements, essoufflements… notamment chez les personnes sensibles,

  • Je n’empreinte pas les grands axes routiers et leurs périphéries durant les périodes de forts trafics,

  • Je suis un traitement médical, je demande à mon médecin si celui-ci doit être adapté.

 

Limiter la pollution lors d'un épisode de pollution :

  • Je continue d’aérer mon habitation durant 10 minutes, deux fois par jour (en fin de matinée en hiver et en début de matinée/nuit en été),

  • Je continue à vivre normalement,

  • Les conducteurs étant plus exposés à la pollution, j’évite d’aérer mon véhicule lors des périodes de forts trafics, dans les tunnels ou encore dans les embouteillages,

  • Je n’utilise pas de produits chimiques comme les solvants ou les peintures,

  • Je privilégie les transports en commun, le covoiturage et/ou les transports doux,

  • Je respecte les limitations de vitesse,

  • Je reporte tout déplacement inutile nécessitant l’usage d’un véhicule,

  • Je coupe le moteur lors d’arrêts prolongés,

  • J’évite toute conduite sportive.

 

Si vous remarquez une gêne respiratoire ou cardiaque, prenez conseil auprès d’un professionnel de santé.

Sont considérés comme population vulnérable : Femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans, personnes souffrant de pathologies cardiovasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires, personnes asthmatiques.

Sont considérés comme population sensible : Personnes se reconnaissant comme sensibles lors des pics de pollution et/ ou dont les symptômes apparaissent ou sont amplifiés lors des pics (par exemple : personnes diabétiques, personnes immunodéprimées, personnes souffrant d’affections neurologiques ou à risque cardiaque, respiratoire, infectieux).