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Initiée par Bordeaux Métropole, une synthèse sur l'impact de la pollution atmosphérique sur la santé des habitants de Bordeaux Métropole vient d'être publiée. Cette étude actualise, avec les données de la période 2013-2015, les estimations des impacts sanitaires de la pollution atmosphérique sur les territoires de Bordeaux et Bordeaux Métropole. Elle a été pilotée par l'ORS, l'ARS, Santé Publique France, la DREAL Nouvelle-Aquitaine et Atmo Nouvelle-Aquitaine avec le logiciel AirQ+ du Bureau régional de l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) pour l’Europe.

600 décès annuels imputables à la pollution par les particules fines PM2,5 

Le fardeau de la pollution atmosphérique liée aux particules fines PM2,5 est estimé à près de 600 décès par an sur le territoire de Bordeaux Métropole (soit 11,2 % de l’ensemble des décès des personnes âgées de 30 ans ou plus) et à environ 200 décès sur la ville de Bordeaux. La part des décès attribuables à la pollution aux PM2,5 est inférieure sur Bordeaux Métropole à la moyenne nationale pour les communes de plus de 100 000 habitants (13 % des décès dus à la pollution), même si les comparaisons sont fragiles car la méthode et la période d’étude ne sont pas identiques.

250 décès évitables par an 

Si la concentration annuelle moyenne de PM2,5 sur la période 2013-2015 avait respectée la valeur guide préconisée par l’OMS (10 μg/m3), ce sont près de 250 décès qui auraient pu être évités sur l’ensemble de la Métropole. L’impact de la pollution atmosphérique n’est ainsi pas à minimiser parmi les causes de décès évitables, puisque les décès imputables à la pollution sont certes moins importants que ceux liés au tabac mais ils sont 1,7 fois plus élevés que ceux liés à l’alcool et 11 fois plus importants que ceux dus aux accidents de la route.

Sur le territoire de Bordeaux Métropole les concentrations de polluants dans l’air ambiant tendent à diminuer depuis une dizaine d’années. Ainsi, si les concentrations de PM10 et PM2,5 étaient supérieures aux valeurs guides de l’OMS en 2010 (respectivement de 20 μg/m3 et 10 μg/m3), elles se retrouvent inférieures en 2019 sur le territoire métropolitain. Mais si on évoque ici les concentrations moyennes annuelles il ne faut cependant pas négliger les zones les plus exposées et les situations ponctuelles (pic de pollution).