Actualité
9 septembre 2020
Sensibilisation

Les vrai/faux sur la pollution de l’air

Les vrai-faux sur la pollution de l'air
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Nous vous proposons de déchiffrer quelques idées reçues sur la pollution de l’air et de démêler le vrai du faux sur des questions qui reviennent souvent : interactions entre air intérieur et air extérieur, exposition des cyclistes à la pollution, sources de pollution...

L’air extérieur est plus pollué que l’air intérieur

FAUX Contrairement aux idées reçues, chez nous, nous ne sommes pas à l’abri de la pollution. Au contraire, l’air y est plus pollué qu’à l’extérieur car il cumule une partie des polluants extérieurs avec ceux émis directement au sein du logement (peintures, moquettes, papiers peints, tissus, bougies, encens…), le tout dans un espace fermé souvent mal ventilé. Et nous passons 90% de notre temps dans des lieux clos (domicile, bureau, écoles, transports, magasin...), où nous sommes exposés à un cocktail de polluants. Des gestes simples permettent d’améliorer la qualité de l’air chez soi. 

En cas d’épisode de pollution de l’air, il est recommandé de ne pas modifier les pratiques habituelles d’aération et de ventilation, mais de le faire aux périodes de la journée les moins polluées (tôt le matin ou tard le soir).

On est plus exposé à la pollution de l’air à vélo qu’en voiture

FAUX Les automobilistes, situés au cœur du trafic, sont plus exposés que les personnes se déplaçant à pied ou à vélo. En effet, l’air qui pénètre dans l’habitacle est particulièrement pollué et a tendance à s’y accumuler. Dans un véhicule circulant sur le périphérique, la concentration en dioxyde d’azote peut même être 4 à 5 fois supérieure au niveau ambiant au centre de Paris et jusqu’à 15 fois pour une voiture circulant dans un tunnel autoroutier embouteillé !
Les cyclistes sont plus libres de choisir leur place sur la chaussée et ils ont la possibilité d’emprunter certains aménagements tels que des pistes cyclables qui les éloignent légèrement du flux de circulation. Même si le cycliste inhale plus d’air du fait de son effort physique, les bénéfices du vélo sont largement positifs pour la santé.
Selon l'ADEME "les différentes études menées en France ou à l’étranger, les niveaux de polluants auxquels sont exposés les cyclistes sont près d’un tiers moins élevés que dans l’habitacle d’un véhicule, sur le même parcours".
Même si le cycliste inhale plus d’air du fait de son effort physique, les bénéfices du vélo sont largement positifs pour la santé.

L’air est plus sain à la campagne

FAUX Selon l’Ademe « La pollution se concentre majoritairement dans les villes, où vivent près de 80 % des Français. Cependant, elle est aussi présente dans les vallées de montagnes enclavées où les reliefs empêchent la dispersion des polluants. On la retrouve également à la campagne où le niveau de pollution (aux particules, à l’ozone, aux pesticides…) peut être préoccupant.
De plus, les polluants peuvent circuler vers des zones éloignées des lieux d’émissions. Ceux émis par les villes peuvent polluer les campagnes, et inversement. Il est donc important d'agir partout pour améliorer la qualité de l'air.
L’air respiré à la campagne peut parfois contenir de nombreux polluants émis lors des pratiques agricoles (par exemple, épandage de pesticides et d'engrais). Ainsi, l’air de la campagne n’est pas à considérer comme plus pur par rapport à celui de la ville. »

Il n’y a que les industries qui polluent

FAUX Les sources de pollution sont nombreuses en Nouvelle-Aquitaine. Les polluants peuvent avoir des sources anthropiques (liées aux activités humaines) tels que le trafic routier, le chauffage, les industries, et l'agriculture. Les procédés de combustion notamment peuvent être fortement émetteurs de polluants. La pollution peut également avoir une origine naturelle : forêts, poussières désertiques, sels marins, érosion des sols, incendies etc… La part de responsabilité des sources (trafic, chauffage, industrie…) variera selon les polluants, les conditions météorologiques et les activités d’un territoire. 

En Nouvelle-Aquitaine, le transport routier est responsable de 2/3 des émissions d’oxydes d’azote (NOx) et d’1/4 des émissions de particules fines (PM2,5). C’est un levier d’action prioritaire dans la lutte contre la pollution. Le secteur résidentiel-tertiaire (et plus spécifiquement le chauffage au bois – cheminées ouvertes) est quant à lui responsable de plus de 40% des émissions de particules fines (en période hivernale les feux de cheminées sont à l’origine de plus de 90% des épisodes de pollution). L’industrie est quant à elle source de près de 2/3 des émissions de dioxyde de soufre (SO2). Il faut toutefois noter que les niveaux pour ce polluant sont aujourd’hui très faibles. Enfin, l’agriculture est à l’origine de près d’1/3 des émissions de particules en suspension (PM10). En période printanière, lorsque l’activité agricole reprend, le secteur peut émettre jusqu’à 70% des particules présentes dans l’air. L’agriculture est régulièrement à l’origine de pic de pollution printanier (février/avril) d’ampleur régionale, voire nationale.