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A l'issue de son Assemblée Générale, qui s'est tenue le 28 juin dernier à Bordeaux Métropole, Atmo Nouvelle-Aquitaine publie son rapport d'activité et son bilan des données 2017.

Les travaux marquants de 2017

L'assemblée générale a été l'occasion de présenter aux adhérents d'Atmo Nouvelle-Aquitaine le bilan des actions menées en 2017

L'année 2017 a été marquée par l’élaboration du programme régional de surveillance de la qualité de l’air (PRSQA). Ce plan prévu sur cinq ans (2017-2021) est une déclinaison régionale du plan national de surveillance de la qualité de l’air (PNSQA). Il s’agit d’une véritable feuille de route pour Atmo Nouvelle-Aquitaine, qui s’articule autour de trois maîtres mots : observatoire, expertise et aide à la décision. Ces thématiques ont été déclinées selon plusieurs axes structurants afin de tourner l’association vers les problématiques et les outils de demain :

  1. Répondre aux obligations réglementaires de surveillance régies dans le cadre d’un nouveau zonage de notre territoire porté par le ministère de l’Écologie :

  2. Définir plusieurs stratégies prioritaires d’amélioration des connaissances des polluants non réglementés (pesticides, pollens, odeurs et polluants industriels). La qualité de l’air intérieur est également prise en compte ;

  3. Animer la stratégie de communication et de diffusion des données vers le citoyen :

  4. Développer les partenariats afin de mettre à disposition les compétences d’Atmo Nouvelle-Aquitaine dans le cadre des différents plans

Consulter le rapport d'activité 2017

Bilan de la qualité de l'air en 2017 : une évolution contrastée depuis une dizaine d’années 

Les moyennes annuelles en ozone connaissent une évolution à la hausse (+8% entre 2008 et 2017), assez stable au fil du temps. Même si cette hausse ne s’accompagne pas d’une augmentation significative du nombre d’épisodes de pollution (2 toutefois en 2017), l’évolution de la fréquence de ces épisodes sera surveillée dans les années à venir ;

De même, les concentrations en benzo(a)pyrène montrent une tendance à l’augmentation (+8% depuis 2008). Cette évolution est toutefois assez irrégulière : des variations annuelles significatives en fonction de l’influence des conditions climatiques peuvent survenir (ex : hiver rigoureux entraînant une hausse des émissions dues au chauffage, et conditions météorologiques stables favorisant l’accumulation de polluants) ;

Les teneurs en benzène et en dioxyde de soufre présentent une légère tendance à la baisse (respectivement -4% et -5% depuis 2008). Pour ces deux polluants, les niveaux moyens mesurés sont historiquement faibles. Dans le cas du dioxyde de soufre, cette diminution n’empêche cependant pas de rencontrer ponctuellement des situations de « pics » autour de certaines zones industrielles ;

Enfin, plusieurs polluants (dioxyde d’azote, particules en suspension PM10 et PM2,5) ont connu une baisse significative, comprise entre -17% et -34% depuis 2008. Cette diminution ne doit toutefois pas occulter le fait que des situations de « pics » avec dépassements des seuils réglementaires sont enregistrées tous les ans (particules en suspension) ou ne sont pas encore à exclure (dioxyde d’azote).

Consulter le bilan des données 2017 et ses déclinaisons par département