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18 mai 2021
Problèmes émergents / Attentes sociétales
Observatoire de la qualité de l’air

Innovation & données satellites : un complément pour surveiller la qualité de l'air

Innovation : données satellites
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Depuis 2020, Atmo Nouvelle-Aquitaine étudie l’intérêt des mesures satellites dans la surveillance de la qualité de l’air sur son territoire. Ces données ouvrent de nouvelles possibilités à l’échelle régionale car elles sont complémentaires de celles produites par notre observatoire. Atmo Nouvelle-Aquitaine vient de publier son premier rapport d’étude sur les données satellites dans la région. Il permet de comprendre les atouts et les limites de ces données.

Quelles utilisations des données satellites ?

Aujourd’hui, des satellites de l’Agence Spatiale Européenne et de la NASA mesurent la composition chimique de la couche atmosphérique dans laquelle nous vivons : la troposphère. Ils permettent ainsi de connaître les concentrations de plusieurs polluants réglementés dans l’air en France et qu’Atmo Nouvelle-Aquitaine surveille au quotidien.

Ainsi chaque jour, ces satellites mesurent les concentrations de polluants comme les particules fines, les oxydes d’azote, l’ammoniac, ou encore de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone ou le méthane).

Concentrations moyennes annuelles en NO2 sur la France en 2019
En Nouvelle-Aquitaine, les concentrations moyennes en dioxyde d’azote (NO2) dans l’air sont parmi les plus faibles de France. Dans la région, les valeurs les plus élevées sont mesurées à Bordeaux, le long de l’autoroute A63 et au niveau de Bayonne/Biarritz dans la continuité des surconcentrations observées sur la côte espagnole.

Si ces mesures existent depuis plusieurs années, elles se sont fortement améliorées ces dernières années, atteignant maintenant des résolutions de l’ordre de 1 à 5 km au niveau du sol.

Ces données ne remplacent pas celles issues des stations de mesure d’Atmo Nouvelle-Aquitaine. Elles en sont complémentaires, notamment en donnant des indications sur des zones peu ou pas couvertes par notre réseau de mesure.

De plus, les méthodes d'analyse permettent aujourd'hui d’apporter de l’information précise à l’échelle d’une région, voire d’une agglomération urbaine.

Un outil efficace mais avec des limites

À l’heure actuelle, des limites persistent, comme la difficulté de réaliser des mesures à travers la couche nuageuse, ou le fait que la donnée ne soit produite qu’à partir de 1 ou 2 passages par jour du satellite. Cette dernière limite sera en partie levée lors de la mise en orbite géostationnaire en 2023 d’un nouveau satellite (Sentinel 4) de l’Agence Spatiale Européenne, qui fournira une mesure permanente au-dessus de l’Europe.

>> Consulter le rapport d'étude