Actualité
9 décembre 2020
Problèmes émergents / Attentes sociétales
Atmo Nouvelle-Aquitaine
Observatoire de la qualité de l’air
Mobilité et transports

COVID-19 : un 2e confinement moins impactant pour la qualité de l’air

Impact du second confinement
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Alors que l’impact du premier confinement sur la qualité de l’air était notable, qu’en est-il de ce second confinement ? On vous dit tout !

Le dioxyde d’azote : des concentrations plus proches des moyennes habituelles

Alors que le 1er confinement a eu un impact très marqué sur la qualité de l’air, ce 2e l’est beaucoup moins. En Nouvelle-Aquitaine, une très légère baisse des concentrations en dioxyde d’azote (NO2) a été observée lors de la première semaine de reconfinement (30 octobre). La cause ? Le trafic routier qui a peu diminué. Les concentrations observées la première semaine de novembre sont similaires aux minima mesurés ces 5 dernières années à cette période. Au fur-et-à-mesure des semaines, les concentrations sont revenues aux valeurs moyennes habituellement observées à cette période de l’année. Le trafic s’est donc certainement intensifié au cours du mois de novembre.

Evolution des moy. hebdo. par rapport aux normales NO2

Les particules fines et en suspension dans la moyenne ou supérieures

Au début du confinement, malgré la baisse de trafic (CEREMA), les concentrations de particules en suspension (PM10) et les particules fines (PM2,5) sont identiques aux valeurs habituellement observées. En augmentation de semaine en semaine depuis le début du confinement, elles finissent fin novembre au-dessus de la moyenne observée ces 5 dernières années. Cela s’explique par 2 éléments :

  • Les conditions météorologiques (froid, ensoleillement…) empêchant la dispersion de ces polluants

  • Le chauffage au bois : l’arrivée du froid a favorisé ce type de chauffage. Le télétravail a pu également accentuer son utilisation.

Evolution des moy. hebdo. par rapport aux normales PM10
Evolution des moy. hebdo. par rapport aux normales PM2,5

L’ozone encore une fois non impacté par le confinement

Comme pour le premier confinement, l’ozone n’a pas été impacté. En effet, la hausse des concentrations de ce polluant dans l’air dépend de différents facteurs comme le trafic routier, les conditions météorologiques et le rayonnement ultraviolet. Ces facteurs n’étant pas réunis, Atmo Nouvelle-Aquitaine a observé des valeurs basses.

Evolution des moy. hebdo. par rapport aux normales O3