Actualité
31 juillet 2019
Sensibilisation
Mobilité et transports

Comment se déplacer en vacances sans polluer l'air ?

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Cette période de trève estivale est l'occasion de faire le point sur nos moyens de déplacement en vacances et de trouver les bonnes alternatives pour mieux préserver la qualité de notre air.

J’évite de prendre l’avion 

Si nos trajets en avion coûtent de moins en moins cher, ils ont en revanche un véritable coût pour la planète. L’ONU indique que le transport aérien représente 2 à 3 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde en 2016. Et c'est sans compter les oxydes d’azote émis lors des phases de décollage et de montée.

1 aller/retour Paris-New York en avion pour 1 personne (12 000 km)
= la consommation annuelle en chauffage du domicile d’une personne.

Sans renoncer à l’avion, nous pouvons toujours :

  • Prévoir un séjour le plus long possible afin d’amortir notre empreinte carbone liée au vol ;

  • Privilégier les vols sans escale car le décollage est une source importante d’émission de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques ;

  • Nous tourner vers un organisme de compensation carbone pour partir l’esprit plus léger ;

  • Réduire au maximum le poids de nos bagages : réduire par ex. de 15 kg ses bagages peut économiser entre 100 et 200 kg équivalent CO2 sur un vol Londres-Tenerife.

Je ne voyage pas seul, je choisis le covoiturage et les transports en commun

Partager son véhicule ou emprunter les transports en commun (train, autobus) permet non seulement de rencontrer de nouvelles personnes mais représente des bénéfices considérables pour la qualité de l’air et la congestion du trafic ainsi que des économies.

1 Paris-Bordeaux en train émet 37 fois moins de CO2 que la voiture
et 42 fois moins que l’avion.

A défaut, je conduis sans me stresser : c’est moins polluant

La voiture reste un symbole de liberté et d’autonomie, elle demeure le transport le plus utilisé. Cependant le transport routier est à l'origine de nombreuses émissions de polluants atmosphériques comme les oxydes d'azote, les particules fines, le monoxyde de carbone et les composés organiques volatils (Cf. notre inventaire des émissions polluantes en Nouvelle-Aquitaine). Nous pouvons minimiser notre impact en :

  • Adoptant une conduite souple et fluide, sans agressivité et sans à-coup pour éviter les surconsommations, surtout en ville,

  • Anticipant et roulant calmement : c’est moins de stress, moins de pollution, des économies de carburant et plus de sécurité,

  • Choisissant le régime adapté à la vitesse à laquelle nous roulons : c’est un facteur important d’économies (ne pas pousser le régime moteur peut faire économiser jusqu’à 20 % de carburant), 

  • Arrêtant le moteur en stationnement ou en file d’attente à la station-service : c’est une bonne habitude à prendre, dès qu’on s’arrête plus de 10 secondes ! 

En voiture, je n’abuse pas de la climatisation et j’aère

  • En stationnement, utilisons des pares-soleil ou garons-nous à l'ombre : nous conservons ainsi plus facilement la fraîcheur de l'habitacle ;

  • En roulant, ouvrons les fenêtres (sauf en cas d'allergie aux pollens) ;

  • Évitons au maximum d’utiliser la climatisation. Si nous l’utilisons néanmoins, assurons-nous que l'écart entre la température de l'habitacle et la température extérieure n'est pas trop grand ;

  • Si la climatisation est en marche, n’ouvrons pas les fenêtres : le système de climatisation perdrait en efficacité et consommerait encore plus d’énergie.

J’évite les sports motorisés et je privilégie la marche et le vélo

Les sports motorisés peuvent altérer la qualité de l'air. Nous pouvons profiter de nos vacances pour marcher et enfourcher notre vélo. C’est bon pour la santé, ça ne pollue pas, c’est plus sûr et c’est moins cher ! 

En cas de pic de pollution, réduisez vos activités physiques aux heures les plus chaudes.