Actualité
7 avril 2021
Air intérieur
Bons gestes

3e confinement : il est important d'aérer son logement

aérer pendant le confinement
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Dans ce contexte de crise sanitaire, la qualité de l'air dans les bâtiments est un sujet particulièrement d'actualité. Avec le 3e confinement débuté samedi 3 avril, il devient alors plus que nécessaire d’aérer pour protéger notre santé.

Que faire pour me protéger des polluants de l'air chez moi ?

En temps normal, la règle de base est d’aérer 10 à 15 minutes par jour afin de renouveler l’air de son logement. Actuellement il est recommandé d’aérer plusieurs fois par jour chaque pièce de son logement en ouvrant portes et fenêtres surtout lorsque l’on reste confiné dans une pièce toute la journée.

Il convient également d'éviter de fumer à l’intérieur et d'utiliser les parfums d'ambiance (bougies, encens, huiles essentielles...). Car la combustion dégage des particules fines et des COV.

 

Concernant l’air ambiant, les seules recommandations à ce jour sont d’assurer, quel que soit le contexte :
- un renouvellement régulier de l’air dans tous les espaces clos, au moins quatre fois par jour, au moyen d’une aération (ouverture des fenêtres…) et/ou d’une ventilation naturelle ou mécanique, afin d’apporter de l’air "neuf"/venant de l’extérieur,
- d’évacuer l’air ayant séjourné à l’intérieur vers l’extérieur,
- d’éviter le recyclage ou la recirculation de l’air dans les locaux.
Cette consigne doit être particulièrement appliquée lorsque les personnes contaminées par la Covid-19 sont isolées dans une pièce.
(Source : https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-in...)

Pourquoi est-il important de bien aérer son logement ?

Confiné à la maison, en télétravail, nous passons 90% de notre temps dans un lieu clos, parfois même plusieurs heures dans la même pièce.

Contrairement aux idées reçues, chez nous, nous ne sommes pas à l’abri de la pollution. L’air y est plus pollué qu’à l’extérieur, car il accumule une partie des polluants extérieurs avec ceux émis directement au sein du logement (peintures, moquettes, papiers peints, tissus, bougies, encens…), le tout dans un espace fermé souvent mal ventilé. Nous sommes donc exposés chez nous à un cocktail de polluants.

De plus, les normes écologiques nous amènent à isoler de plus en plus notre logement qui devient ainsi de plus en plus étanche à l'air. Cela peut avoir pour conséquence de concentrer les polluants à l’intérieur.

Qu’est-ce qui pollue l’air de mon logement ?

L’air extérieur pollue l’air intérieur : gaz d’échappement du trafic automobile, activités industrielles ou agricoles, pollens émis par les arbres ou les herbes...

La pollution vient aussi de l'intérieur de nos logements. Les matériaux de construction, les meubles, les isolants, les revêtements des murs, plafonds et sol, les peintures, les vernis, la colle émettent des polluants dans l'air. Les meubles récents (qui ont mois de 2 ans), par exemple, contiennent des colles ou des vernis qui émettent des composés organiques volatils (COV).

Notre activité a également un impact sur la qualité de l’air que l’on respire dans notre logement : cuisson, fumée de tabac, bricolage, produits d’entretien, chauffage au bois...

Air intérieur : des pollutions multiples et insoupçonnées - ADEME
Dans nos logements, les sources de pollution de l'air sont multiples (crédit-photo : Ademe)

Quels sont les risques pour ma santé ?

On retrouve de nombreux polluants dans l'air de nos maisons. Leurs effets sur notre santé sont variés :

  • Les effets des composés organiques volatils (COV) sont très variables : ils vont de la simple gêne olfactive à une irritation, une diminution de la capacité respiratoire, jusqu'à des effets mutagènes et cancérigènes. Les troubles engendrés par l’inhalation de ces substances dépendent de la concentration et de la durée d’exposition mais aussi de la sensibilité des personnes. Les COV sont suspectés de favoriser ou d'aggraver l'allergie respiratoire ou l'asthme, en raison de leur caractère irritant,
  • Les plus grosses particules sont retenues par les voies aériennes supérieures. Les plus fines, à des concentrations relativement basses, peuvent, surtout chez l'enfant, irriter les voies respiratoires inférieures et altérer la fonction respiratoire dans son ensemble. Certaines particules ont des propriétés mutagènes et cancérigènes,
  • Le monoxyde de carbone se fixe à la place de l'oxygène sur l'hémoglobine du sang conduisant à un manque d'oxygénation du système nerveux, du coeur, des vaisseaux sanguins. Le système nerveux central et les organes sensoriels sont les premiers affectés (céphalées, asthénies, vertiges, troubles sensoriels). Il peut engendrer l'apparition de troubles cardio-vasculaires. Chaque année, le mauvais fonctionnement des chauffages individuels et des chauffe-eau entraîne plusieurs décès en France.